Africa for Women's Rights | L'afrique pour les droits des femmes

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Tag - Senegal

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Tuesday 8 March 2011

COMMUNIQUE DE PRESSE DE LA LIGUE SENEGALAISE DES DROITS HUMAINS (L.S.D.H.)

En ce jour du 8 Mars, la Ligue Sénégalaise des Droits Humains (L.S.D.H.) rend hommage à une icône et pionnière des droits humains au Sénégal et en Afrique : Maitre Mame Bassine NIANG, première avocate du Sénégal et précurseur de tous les combats pour la promotion de la femme.

La Ligue Sénégalaise des Droits Humains saisit par ailleurs l’occasion pour condamner les nombreux cas de déperditions scolaires de jeunes filles sénégalaises dus à des violences de toutes sortes notamment des viols du fait des éducateurs (enseignants et maitres coraniques), des mariages précoces, des actes de pédophilies et incestueux.

Elle rappelle qu’il ne saurait y avoir de réelle effectivité des droits de la femme sans une scolarisation au diapason des exigences du monde moderne et un environnement familial, social et juridique protecteur de l’intégrité physique et corporelle des jeunes filles appelées à être des femmes leaders de demain.

Le coordonnateur
Maitre Assane Dioma NDIAYE

Friday 5 March 2010

Cahier d'exigences : Sénégal

Respecter ! Malgré la ratification par le Sénégal des principaux instruments internationaux et régionaux de protection des droits humains des femmes, force est de constater qu’un nombre important des dispositions de ces instruments n’est respecté ni en droit interne, ni dans la pratique.
La Coalition de la campagne est particulièrement préoccupée par : la persistance de dispositions législatives discriminatoires, en particulier dans le Code de la famille; les violences à l’égard des femmes, y compris les pratiques traditionnelles néfastes, telles que les mariages précoces et forcés et les mutilations génitales féminines (MGF) ; leur accès limité à la propriété foncière, à l’éducation, à la prise de décision et à la santé.

QUELQUES AVANCÉES...
La Coalition de la campagne reconnaît quelques développements positifs pour le respect des droits des femmes au cours des dernières années, tels que :

  • La nomination de femmes à des postes à haute responsabilité, notamment au niveau du secteur de la justice. Cependant les femmes demeurent largement sous-représentées dans les affaires publiques et politiques (voir ci-dessous).
  • L’adoption, en janvier 1999, de la loi modifiant le Code pénal et réprimant plus sévèrement les violences faites aux femmes. Cette loi définit et sanctionne de nouveaux crimes : l’inceste, le viol, le harcèlement sexuel : l’excision et les violences conjugales. Cependant la Coalition de la campagne dénonce l’incompatibilité des peines prévues, à savoir des travaux forcés, avec le Pacte international relatif aux droits civils et politiques ratifié par le Sénégal en 1978.
  • L’élaboration en 2005 de la Stratégie Nationale pour l’Egalité et l’Equité de Genre, s’étendant jusqu’en 2015, articulée autour de la valorisation de la position sociale de la femme et le renforcement de ses potentialités, ainsi que de la promotion économique des femmes en milieux rural et urbain, et la mise en place d’ateliers d’échange et de sensibilisation.

MAIS LES DISCRIMINATIONS ET LES VIOLENCES PERSISTENT


Dans la Loi
La législation sénégalaise demeure profondément discriminatoire, notamment dans le domaine de la famille. De nombreuses dispositions au sein du Code de la famille de 1972, demeurent discriminatoires:

  • L’autorité maritale et parentale : Selon l’article 152, le mari a le statut de chef de famille et le pouvoir sur le ménage et les enfants. Selon l’article 277, “Durant le mariage l’autorité parentale est exercée par le père en qualité de chef de famille”. Il est également prévu que le choix de la résidence du ménage appartienne au mari, la femme étant tenue d’y habiter avec lui et lui de l’y recevoir (art. 153). Selon l’article 3, “L’enfant légitime porte le nom de son père. En cas de désaveu, il prend le nom de sa mère”. Selon l’article 4, “L’enfant naturel porte le nom de sa mère. Reconnu par son père, il prend le nom de celui-ci”.
  • Le mariage : Dans le cadre du mariage, la femme est sujette à de nombreuses mesures discriminatoires, à commencer par l’âge minimum légal de mariage, qui selon l’article 111, “ne peut être contracté qu’entre un homme âgé de plus de 18 ans et une femme âgée de plus de 16 ans”. Une femme ne peut se remarier qu’à l’expiration d’un délai de viduité de 300 jours à compter de la dissolution du précédent mariage (art. 112). L’autorisation du paiement d’une dot par le mari (art. 132), favorise le sentiment de propriété à l’égard de l’épouse. Aussi, bien que l’article 110 prévoit qu’il y a prohibition de mariage entre beau-frère et belle-sœur, il autorise le lévirat et le sororat lorsque l’union qui provoquait l’alliance se trouve dissoute par le décès. Enfin, l’article 133 autorise la pratique de la polygamie. Selon l’article 375, les charges du ménage pèsent à titre principal sur le mari. En matière de régimes matrimoniaux, si le régime dotal s’applique, selon l’article 385, les biens donnés à la femme lors de son mariage par d’autres personnes que son conjoint et soumis au régime dotal (immeubles, valeurs mobilières déposées à la banque, animaux) sont remis au mari. Il les administre, pendant le mariage, “en bon père de famille”.


Dans la pratique
• Violences
Bien que l’article 320 du code pénal de 1999 punisse le viol, il n’est considéré que comme simple délit et non comme un crime. Par ailleurs, en dépit de la loi interdisant la pratique de l’excision sous toutes ses formes (loi N°99 05 de 1999), l’excision demeure très pratiquée (28 % des femmes disent en être victimes sur la période 2002-2007), faute de mesure de sensibilisation. Il en est de même pour les violences conjugales, reconnues et punies depuis 1999, mais socialement toujours acceptées, et dont la prohibition reste encore inconnue d’un grand nombre de femmes. Les mariages forcés, interdits selon l’article 108 du Code de la famille, ainsi que les mariages précoces sont toujours pratiqués au Sénégal. En outre, les mariages religieux sont toujours très répandus en milieu rural, par méconnaissance et manque d’accès aux mariages civils. Cette persistance des mariages en dehors du cadre légal creuse les discriminations entre hommes et femmes notamment en cas de divorce, délaissant les femmes sans droit de garde de leurs enfants ou de pension du mari.

• Obstacles à l’accès à la propriété foncière
Bien que le Code de la famille de 1972 attribue un accès égal à la terre aux hommes et aux femmes, l’application de la coutume fait obstacle à l’égalité dans la pratique. La tradition empêche les femmes d’hériter de terres, tout comme elle permet aux maris de s’opposer à leur acquisition de terres.

• Obstacles à l’accès à l’éducation
Bien que la loi instaure une obligation scolaire des enfants de 6 à 16 ans dispensée gratuitement dans les établissements publics (loi 2004-37 de 2004), les données statistiques mettent en avant une insuffisance dans son application. En plus d’une notable sous-scolarisation avec un taux de fréquentation de l’école primaire de 58 %, 57 % des adultes restent analphabètes, dont une majorité de femmes, défaut de scolarisation expliqué en partie par des motifs économiques et la persistance des mariages précoces. En effet, les jeunes filles sont souvent obligées de travailler pour subvenir aux besoins de la famille.

Obstacles à l’accès à la santé
L’accès aux soins notamment prénataux et postnataux reste largement insuffisant notamment en raison des coûts élevés. L’important taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans illustre cette déficience, atteignant près de 12 % en 2007.

Sous-représentation dans la vie publique et politique
Lors des dernières élections législatives de juin 2007, 33 femmes sur 150 députés ont été élues, soit 22 %. Depuis les élections d’août 2007, le Sénat compte seulement 40 femmes sur 100 sénateurs ; 37 ont été désignées par le Président de la République (sur 65 sénateurs nommés) et 3 ont été élues (sur 35). À ce jour, il n’existe pas de projet de loi tendant à l’institution de la parité. Par ailleurs, malgré l’ouverture des corps de gendarmerie et de douane depuis 2007, l’accès des femmes à la douane n’est toujours pas effectif.

LA COALITION DE LA CAMPAGNE DEMANDE AUX AUTORITÉS DU SÉNÉGAL DE :

  • Réformer toutes les dispositions discriminatoires du droit interne, en conformité avec la CEDAW et le Protocole de Maputo, et notamment les dispositions du Code de la famille concernant le pouvoir marital, l’autorité parentale, le choix de résidence, la propriété, le divorce, l’âge minimum de mariage, le lévirat, le sororat et la polygamie.
  • Renforcer les lois et politiques pour lutter contre les violences à l’égard des femmes et soutenir les victimes, notamment et adoptant une loi spécifique criminalisant toutes formes de violence ; en renforçant l’accueil et le soutien aux femmes victimes de violences (services adaptés, création de structures d’accueil); en favorisant leur accès à la justice, par la mise en place de services d’écoute téléphoniques gratuits, de formation du personnel judiciaires, services de police et médicaux spécialisés et de services d’aide juridique ; et en mettant en place des programmes de sensibilisation de la population.
  • Renforcer les mesures visant à améliorer l’accès des femmes à l’éducation et à la formation en instaurant un mécanisme strict de suivi de l’éducation primaire des filles afin d’assurer leur maintien à l’école, notamment dans les zones rurales.
  • Renforcer les mesures visant à améliorer l’accès des femmes à la santé, en portant une attention particulière à la situation des femmes en zones rurales.
  • Renforcer l’accès des femmes à des postes de prise de décision, notamment en adoptant des mesures spéciales temporaires, tel qu’un système de quotas avec pour but l’atteinte de la parité.
  • Mettre en place des programmes de sensibilisation aux droits des femmes auprès de la population, afin d’éliminer les stéréotypes et traditions discriminatoires.
  • Mettre en œuvre toutes les recommandations émises par le Comité CEDAW en 1994 et toujours non appliquées à ce jour et soumettre le 3e rapport périodique au Comité CEDAW, dû depuis plus de 10 ans.

PRINCIPALES SOURCES

  • Points focaux : ONDH, Wildaf-Sénégal, SWAA Sénégal, RADDHO
  • UNICEF, “Situation des enfants dans le monde en 2009”
  • UNICEF, “L’excision au Sénégal”, août 2008


LES POINTS FOCAUX DE LA CAMPAGNE AU SÉNÉGAL

L’Organisation Nationale des Droits de l’Homme (ONDH) L’ONDH est une association de défense des droits humains fondamentaux, créée en 1987, indépendante de tout pouvoir politique, économique ou religieux. Ses activités dans le cadre de la défense des droits des femmes comprennent une assistance judiciaire aux femmes victimes de violences ; des actions de plaidoyer et des formations régulières en droits humains.

www.ondh-radiab.org

WILDAF Sénégal Le WILDAF-Sénégal fait partie du réseau panafricain WILDAF. Basé à Dakar, il a été créé en 1992. Parmi ses principales activités figurent : l’organisation de programmes de sensibilisation ; des campagnes pour la parité hommes/femmes dans les organes décisionnaires; ainsi que la sensibilisation, l’orientation et l’aide aux victimes de violences.

www.wildaf-ao.org

Society for Women Against AIDS in Africa (SWAA Sénégal)

La SWAA, créée 1988 à Harare (Zimbabwe), est une ONG regroupant 33 pays africains dans la lutte contre le sida. La section sénégalaise de la SWAA est née en 1989. Elle s’est engagée dans le processus de contrôle de l’infection à VIH au Sénégal en menant des activités d’information, d’éducation, de formation de conseil, de recherche, ainsi que de plaidoyer.

www.swaainternational.org

Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme (RADDHO) La RADDHO, ONG laïque et non partisane, créée à Dakar en 1990, a pour but de promouvoir, défendre et protéger les droits de l’Homme au Sénégal et en Afrique. Elle veille au respect de la vie et de la dignité humaine, promeut le plein exercice de la citoyenneté, notamment l’égalité effective des droits entre citoyens, et contribue à la consolidation de l’Etat de droit et de la démocratie en Afrique.

www.raddho.africa-web.org

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Monday 14 December 2009

16 days of activism against gender violence 2009

VERSION FRANÇAISE

SWAAdec2009

The 16 Days of Activism Against Gender Violence is an international campaign. The dates, from November 25, International Day Against Violence Against Women until December 10, International Human Rights Day, were chosen in order to emphasize that acts of violence against women are violations of women's fundamental human rights. The 16 Days Campaign has been used as a mobilization opportunity by individuals and groups around the world to call for the elimination of all forms of violence against women.

SWAAdec20092 On this occasion, our focal point in Senegal, SWAA ( Society for Women and Aids in Africa ), was selected for the UNIFEM ( United Nations Development Fund for Women ) project, to organize a film projection on violence against women and girls at Keur Massar, followed by consultations proposed by Mrs Coumba Fary Diouf, active member of SWAA and director of the film, at which she answered questions from the public.

The event underlined that gender violence is one of the most widespread violations of the fundamental human rights of women.

16 jours d'activisme contre la violence de genre 2009

ENGLISH VERSION

SWAAdec2009

Du 25 novembre (Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes) au 10 décembre (Journée internationale des droits de l’Homme), les acteurs engagés dans la défense des droits de l'Homme et des droits des femmes se sont mobilisés dans une campagne de 16 jours afin de dénoncer toutes les formes de violence liée au genre.

En cette occasion, notre point focal au Sénégal, le SWAA ( Society for Women and Aids in Africa ), a été sélectionné par l'UNIFEM ( Fond de développement des Nations Unies pour la Femme ) pour organiser une projection de films à Keur Massar, sur le thème de la violence faite aux femmes et aux jeunes filles, à laquelle ont assisté des femmes et aussi des hommes.


SWAAdec20092 Suite à cette projection, Mme Coumba Fary Diouf, membre du SWAA à l'origine du film, a pu dispenser des consultations de sensibilisation, afin de répondre aux nombreuses interrogations des personnes présentes.

Ce regroupement a marqué une mobilisation et une réflexion importante, sachant que la violence fondée sur le genre est l’une des plus graves et des plus répandues violations des droits fondamentaux des femmes.

Monday 20 July 2009

African Women's Day : The Campaign Focal Points Call on States to Ratify and Respect!

VERSION FRANÇAISE

On the occasion of African Women's Day, 31 July 2009, the campaign focal points are organising numerous awareness raising and advocacy actions, calling on their authorities to ratify the main international and regional women's rights protection instruments and to respect them in law and in practice.

In Senegal, the Organisation nationale des droits de l'Homme (ONDH) will organise a conference in the Douta Seck Cultural Center in Dakar on the need to bring the Senegalese Family Code into conformity with international conventions ratified by Senegal and the Maputo Protocol, in particular concerning the age of marriage and equality between spouses in the area of family authority.

SWAA/Senegal will obtain slots on community radios to inform the Senegalese population, in particular women, of the importance of African Women's Day.

More information to follow...

Les points focaux de la campagne marquent la journée des femmes africaines

english version

A l'occasion de la journée des femmes africaines, le 31 juillet 2009, les points focaux de la campagne organisent des actions de mobilisation, de sensibilisation et de plaidoyer afin d'amener leurs autorités à ratifier les principaux instruments internationaux et régionaux de protection des droits des femmes et de les respecter en droit et en pratique. Le thème de cette édition 2009 est « Promouvoir l’autonomisation des femmes et leur accès aux services de la Santé de la Reproduction dans un contexte de crise économique »

Au Sénégal, l'Organisation nationale des droits de l'Homme (ONDH), organisera une grande conference au centre culturel Douta Seck de Dakar sur la nécessité d harmoniser le Code de la famille sénégalais avec les conventions internationales ratifiées par le Sénégal et le Protocole de Maputo, notamment en ce qui concerne l'age de mariage des jeunes filles et l'égalite des époux en matiere d'autorité familiale.

SWAA/Senegal obtiendra des temps d'antenne sur des radios communautaires pour lancer un appel à toute la population sénégalaise, surtout aux femmes, sur l'importance de la journée de la femme africaine.

Au Togo, le 28 juillet, WILDAF sera l'invitée d'émissions radiophonique sur 2 radios urbaines et 2 radios communautaires. Le 29 juillet, l'organisation organisera une action de salubrité dans la matinée, et une action de sensibilisation de masse dans l’après –midi dans la préfecture de Vo (enceinte de la mairie de la ville de Vogan).

Plus d'informations à suivre...

Tuesday 31 March 2009

"L'Afrique pour les droits des femmes" sur RFI

Emission de RFI.fr

Chronique des droits de l'homme 14.03.09

  • Par Véronique Gaymard

Ecoutez le reportage : Campagne droits des femmes en Afrique - 03 min et 41 s

A l'occasion de la Journée internationale des femmes le 8 mars dernier, la Fédération internationale des droits de l'homme, aux côtés de plusieurs dizaines d'organisations présentes sur tout le continent africain, a lancé une campagne pour inciter les états africains qui ne l'ont pas encore fait à ratifier les instruments internationaux ou régionaux qui existent sur la protection des droits des femmes. Jusqu'à présent seuls quelques états de ce continent ont véritablement changé leurs lois nationales et trop peu d'entre eux les appliquent vraiment sur le terrain.

Assane Ndiaye, président de l’Organisation Nationale des Droits de l’Homme au Sénégal (ONDH) explique qu’il est d’usage de consacrer une seule journée aux droits des femmes, le 8 mars qui est une date internationale. Toutefois, sur le continent africain, après avoir constaté la persistance des inégalités de genre, les nombreuses réserves émises par les pays africains aux conventions internationales de protection des droits des femmes et l’absence de volonté réelle des gouvernements africains de mettre en œuvre ces conventions, l’ONDH a décidé, en collaboration avec la FIDH et d’autres organisations de femmes de faire une campagne d’une année (6 mois de sensibilisation et 6 mois de lobbying intensif) pour que les droits des femmes deviennent effectifs.

Selon Fatimata Mbaye, vice présidente de la FIDH et présidente de l’Association Mauritanienne des Droits de l’Homme (AMDH), même si la Mauritanie a ratifié la Convention des Nations Unies contre les discriminations à l’égard des femmes (CEDAW) et le Protocole à la Charte africaine sur les droits des femmes,ces instruments ne sont pas mis en oeuvre. Son travail quotidien est d’accompagner les femmes qui demandent la garde des enfants ou qui demandent le divorce car elles n’arrivent pas à supporter le système de la polygamie. Elle apporte aussi une assistance aux jeunes filles victimes de mariages précoces et de maternité précoce.

Concernant la pénalisation de l’excision imposée par le Protocole à la Charte africaine sur les droits des femmes, Assane Ndiaye explique que le Sénégal tente de montrer l’exemple. Le Sénégal a eu le courage politique de criminaliser l’excision, ce qui représente une réelle avancée. Dans les pays voisins, comme le Mali, la Guinée ou la Mauritanie, aucune mesure n'a été prise pour pénaliser cette pratique néfaste pour la santé des jeunes filles.

Cependant, tant que les femmes ne sont pas conscientes de leurs droits, elles ne peuvent pas les faire valoir. Dans les pays où des droits leur sont reconnus, il est donc important qu’elles en soient informées, ce qui est un des objectifs de la campagne.

Thursday 12 March 2009

8 mars - Les ONG sénégalaises se mobilisent pour les droits des femmes

A l'occasion du 8 mars, journée internationale de la femme et date du lancement de la campagne, l'Organisation Nationale des Droits de l'Homme (ONDH) a participé a la grande conférence organisée au centre Douta Seck à Dakar (Sénégal) par L'UNIFEM (Fonds de développement des Nations Unies pour les femmes) et le FINUAP.

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La délégation composée des ONG sénégalaises signataires de la Déclaration de campagne a fait une longue intervention sur l'essence et les objectifs de la campagne "l'Afrique pour les droits des femmes" devant des centaines d'organisations féminines et a procédé a une large distribution des outils. Elle a aussi été interviewée par la presse et les chaînes de télévision qui couvraient l'évènement, dont la Democracy West Africa Radio qui en a fait un long reportage.

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La ligue régionale de L'ONDH de Diourbel a organisé une grande manifestation avec des centaines de femmes dont certaines, puisant manuellement de l'eau ou pilant du mil, arboraient les outils de la campagne.

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Lisez les articles sur la campagne parus dans la presse sénégalaise:

Sénégal: "L'Afrique pour les droits des femmes" - les droits de l'hommiste en croisade contre la violence, Marie Sow Dabo, Walfadjri, 12.03.09

La trouvaille de la FIDH, Ibrahima Diallo, Sud quotidien, 28.02.09