Un deuxième siècle depuis la première journée des femmes

La lutte des femmes continue pour l’égalité des sexes

Convaincue que les droits des femmes sont indissociables des Droits Humains, l’OMDH enregistre les avancées qu’ont connus les droits des femmes aux Maroc, grâce au combat mené par le mouvement des femmes et des droits humains, mais constate que de nombreuses discriminations à l’égard des femmes fondées sur le genre persistent.

L’OMDH demande aux autorités publiques de répondre aux revendications du mouvement des femmes et des droits humains, dont certaines constituent des priorités :

• Inscrire dans la Constitution le principe de l'égalité hommes - femmes par rapport à tous les droits et le principe de la primauté des conventions internationales ratifiées sur les normes nationales ;

• Opérationnaliser la levée des réserves avec leur publication dans le Bulletin officiel et une correspondance au Secrétaire Général des Nations Unies ;

• Inscrire le quota dans la Constitution pour donner effet à l’égalité en matière de droits politiques et dans toutes les instances où les femmes sont sous représentées notamment dans les postes de décision ;

• Revoir les dispositions discriminatoires dans les différentes lois en veillant à leur harmonisation avec les instruments juridiques et normatifs internationaux qui protègent les droits humains des femmes ;

• Assurer, par l’instauration de mécanismes de contrôle, l’applicabilité des lois et des procédures de la protection des droits fondamentaux des femmes et de manière volontariste et intégrative dans le chantier initié de l’assainissement global du secteur de la justice ;

• Activer la mise en place d’une loi garantissant les droits et les libertés des femmes, les protégeant contre les violences et les discriminations fondées sur le genre ;

• Veiller à l’effectivité des dispositions légales du code de la famille, particulièrement en ce qui concerne les mariages précoces et le versement de la pension alimentaire aux mères assurant la garde des enfants ;

• Elaborer une stratégie publique en matière d’éducation et de formation pour pallier aux limites des outils pédagogiques et accorder des soutiens financiers aux familles pauvres pour encourager la scolarisation des filles ;

• Veiller au respect du principe de l’égalité en tant que règle fondamentale dans la planification nationale et pour l’élaboration des lois, des politiques publiques et la mise en place des institutions nationales.

Le Bureau national

7 mars 2011