Journée internationale contre les violences à l'égard des femmes : Les crimes sexuels perpétrés dans le cadre des conflits armés de l’est de la RDC ne doivent pas rester impunis
By FIDH on Wednesday 25 November 2009, 17:54 - Permalink
La Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et ses trois organisations membres en République démocratique du Congo (RDC), l’Association africaine des droits de l’Homme (ASADHO), le Groupe Lotus et la Ligue des électeurs, se félicitent de l’ouverture, aujourd’hui à La Haye, du deuxième procès de la Cour pénale internationale (CPI), qui, pour la première fois depuis sa création, poursuit les responsables présumés de crimes sexuels perpétrés dans le cadre d’un conflit armé.
Germain Katanga, commandant présumé des Forces de résistance patriotique en Ituri (FRPI), et Mathieu Ngudjolo, ancien dirigeant présumé du Front des nationalistes et intégrationnistes (FNI), sont accusés d’avoir planifié et orchestré des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité en Ituri, RDC, lors de l’attaque lancée contre le village de Bogoro, en février 2003. Les troupes sous leur commandement auraient perpétré, entre autres, des actes de viol à l’encontre de la population civile. Des femmes auraient également été soumises à l’esclavage sexuel.
« L’ouverture de ce procès est un signal fort à tous ceux qui ordonnent ou pratiquent des violences sexuelles pour faire la guerre, en particulier dans l’Est de la RDC où tous les belligérants utilisent encore les viols comme arme de guerre », a déclaré Souhayr Belhassen, présidente de la FIDH.



