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CAMPAIGN DECLARATION

To be signed by all: individuals and organisations, in Africa and elsewhere... Circulate it as widely as possible and enter the signatures online.

WE, the undersigned national, regional and international human rights and women’s rights organisations and individuals, present throughout Africa and the world

CONCERNED BY:
Persistent widespread discrimination and violence against women: In the majority of African countries discrimination remains rooted in law and practice: women are denied equal rights to inheritance, property, custody and guardianship of children, and are subjugated to their husbands. Women have unequal and limited access to education, health, justice and public affairs.

Violence continues to be perpetrated against women in both the public and private spheres. Across the continent women continue to suffer domestic and sexual violence, harmful traditional practices, such as female genital mutilation, widowhood rites, wife inheritance, forced and early marriage. In a number of countries recent escalation of political violence has particularly targeted women. In times of armed conflict, women are often the first victims, with sexual violence used as a weapon of war.

Weak adherence to international and regional women’s human rights protection instruments: International law requires states to take all necessary measures to end discrimination and ensure respect for women’s human rights. However, whilst almost all African states have ratified the Convention on the elimination of all forms of discrimination against women (CEDAW), 8 states have entered reservations to this Convention, which undermine the very principle of non-discrimination; and 35 states have not ratified its Optional Protocol, which allows individual women to seek redress for violations. Further, 5 years after its adoption, 28 states have still not ratified the Protocol to the African Charter on Human and People's Rights on the Rights of Women in Africa.

- The failure of states to make the necessary legal and political reforms to end violations of women’s human rights: Even states that have adhered to these instruments have so far failed to take the measures required to ensure their implementation. States continue to maintain laws that expressly or indirectly discriminate against women and fail to adopt legislation and policies to protect women from violence and discrimination. Where such laws do exist, violations often go unpunished and impunity prevails. Insufficient efforts are made to raise awareness on women’s human rights and to guarantee access to independent and impartial justice. Many states do not even comply with the obligation to submit periodic reports on the implementation of international and regional instruments, reflecting a serious lack of commitment to protect and promote women's human rights.

RECOGNISING:
- The need for mobilisation: All civil society organisations, both human rights NGOs and women's rights organisations, need to work together to combat discrimination and violence against women, which harm entire societies and future generations.

REITERATE that national governments have the primary responsibility of ensuring respect for women’s human rights. Culture tradition and religion cannot be invoked as justifications for violations of women’s human rights. The elimination of discrimination and violence against women is above all a matter of political will;

HEREBY launch a Campaign to mobilise all African and international actors for the realisation of gender equality and women’s human rights in Africa;

CALL UPON African states to take all necessary measures to ensure respect for women’s human rights, including civil, political, economic, social and cultural rights, and in particular to:

  • Ratify without reservations the Protocol to the African Charter on Human and People’s Rights on the Rights of Women in Africa, CEDAW and the Optional Protocol to CEDAW;
  • Bring national legislation in conformity with the provisions of international and regional women’s human rights protection instruments, by abolishing discriminatory laws and adopting laws to protect women’s human rights;
  • Put in place all necessary measures to ensure the effective application of these laws.

CALL UPON all national, regional and international actors to join the Campaign so that, together, we can achieve gender equality and full respect of women's human rights.

Sign the Campaign Declaration
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[Required] : Please enter a valid email address (e.g. you@provider.com).
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First signatures to the Campaign Declaration: Desmond Tutu, Shirin Ebadi, Rachid Taha...



english version

DECLARATION DE CAMPAGNE

A signer par tous les individus et organisations, en Afrique et ailleurs... Aidez nous à faire circuler largement cette déclaration et à collecter le plus grand nombre de signatures.

NOUS, soussignés, organisations nationales, régionales et internationales des droits humains et des droits des femmes, et individus, présents sur tout le continent africain et à travers le monde

PRÉOCCUPÉS PAR:
- La persistance de discriminations et de violences généralisées à l'égard des femmes : Dans la majorité des pays africains, la discrimination demeure ancrée en droit et en fait : les femmes se voient refuser l'égalité des droits à l'héritage, à la propriété, à la tutelle et à la garde des enfants, et doivent se soumettre à l'autorité du mari. Les femmes ont un accès restreint et inégalitaire à l'éducation, aux soins, aux affaires publiques et peinent à faire valoir leurs droits devant la justice.

Les violences contre les femmes persistent dans les sphères publiques et privées. A travers tout le continent, les femmes continuent à souffrir de violences domestiques et sexuelles, et de pratiques traditionnelles néfastes, telles que les mutilations génitales féminines, les rites de veuvage, le lévirat, les mariages forcés et précoces. Dans un certain nombre de pays, l'escalade récente de violence politique a particulièrement pris les femmes pour cible. Lors de conflits armés, les femmes sont souvent les premières victimes, notamment des violences sexuelles, utilisées comme armes de guerre.

- Une faible adhésion aux instruments internationaux et régionaux de protection des droits humains des femmes : Le droit international oblige les Etats à prendre toutes les mesures nécessaires pour mettre fin aux discriminations et faire respecter les droits humains des femmes. Cependant, si presque tous les Etats africains ont ratifié la Convention des Nations unies sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes (CEDAW), 8 Etats du continent ont émis des réserves à cette convention, allant à l'encontre du principe même de non-discrimination; et 35 Etats africains n'ont pas ratifié son Protocole facultatif qui ouvre droit aux recours individuels des femmes dont les droits ont été violés. De plus, 5 ans après son adoption, 28 Etats n'ont toujours pas ratifié le Protocole à la Charte africaine des droits de l'homme et des peuples relatif aux droits des femmes en Afrique.

- L'échec des Etats à prendre les mesures légales et politiques nécessaires pour mettre fin aux violations des droits humains des femmes: Même parmi les Etats qui ont ratifié ces instruments, nombreux sont ceux qui ne les ont pas mis en oeuvre. Les États continuent à maintenir des lois directement ou indirectement discriminatoires pour les femmes, et se gardent d'adopter des législations ou politiques pour protéger les femmes contre la violence et les discriminations. Par ailleurs, lorsque de telles législations existent, ces violations ne sont en général pas sanctionnées et l'impunité prévaut. Les efforts pour sensibiliser sur les droits humains des femmes et pour garantir l'accès à une justice indépendante et impartiale sont insuffisants. De nombreux Etats ne respectent même pas leur obligation de soumettre des rapports périodiques concernant la mise en oeuvre des instruments internationaux et régionaux, une négligence qui reflète un sérieux manque d'engagement à protéger et promouvoir les droits humains des femmes.

RECONNAISSANT:
La nécessité d'une mobilisation : Toutes les organisations de la société civile, tant les ONG de protection des droits de l'homme que celles spécialisées dans les droits humains des femmes, doivent travailler ensemble pour lutter contre la discrimination et la violence à l'égard des femmes, qui nuisent aux sociétés toutes entières et aux générations futures.

RAPPELONS que les gouvernements nationaux sont les premiers responsables de la mise en oeuvre pour garantir le respect des droits humains des femmes. La culture, la tradition et la religion ne sauraient être invoquées pour justifier des violations des droits humains des femmes. Mettre un terme aux discriminations et aux violences est avant tout une question de volonté politique.

PAR LA PRÉSENTE lançons une campagne de mobilisation de tous les acteurs africains et internationaux pour la réalisation de l'égalité des genres et des droits humains des femmes en Afrique;

APPELONS les Etats africains à prendre toutes les mesures nécessaires pour faire respecter les droits humains des femmes, leurs droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels, et en particulier à:

  • A ratifier sans réserves le Protocole à la Charte africaine des droits de l'Homme et des peuples relatif aux droits des femmes en Afrique, la CEDAW et son Protocole facultatif;
  • A intégrer en droit interne les dispositions des instruments régionaux et internationaux de protection des droits humains des femmes, en abrogeant les lois discriminatoires et en adoptant des lois protectrices des droits humains des femmes;
  • A mettre en place toutes les mesures nécessaires pour assurer l'application effective de ces lois.

DEMANDONS à tous les acteurs nationaux, régionaux et internationaux, de se joindre à la campagne afin que nous puissions tous ensemble parvenir à la réalisation de l'égalité entre les sexes et au respect intégral des droits humains des femmes.

Signez la Déclaration de la campagne
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Premières signatures à la Déclaration: Desmond Tutu, Rachid Taha, Shirin Ebadi...