Africa for Women's Rights | L'afrique pour les droits des femmes

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Tuesday 8 March 2011

GALZ PRESS RELEASE - International Women’s Day Statement : Equal Access to Education, Training and Science and Technology : Pathway to decent work for women

As Gays and Lesbians of Zimbabwe, we note that continued homophobic language, patriarchy, discrimination and stigmatisation that lead to Gender Based Violence or Violence Against Women, have negative impacts on the girl child, women, lesbian, bisexual and transgender peoples’ access to education and decent work.

Recent statements by education officials in Bulawayo ‘condemning acts of homosexuality in schools, as unacceptable’ are irresponsible and fuel victimisation. Such statements serve as confirmation of institutionalised homophobia practiced by public officials going against the principles of articles 23 and 26 of the Universal Declaration of Human Rights:

1. Everyone has the right to education, without discrimination on the basis of, and taking into account, their sexual orientation and gender identity.

2. Everyone has the right to decent and productive work, to just and favourable conditions of work and to protection against unemployment, without discrimination on the basis of sexual orientation and gender identity.

GALZ calls on families, parents, political, religious, cultural and traditional leaders and society at large to:

1. Renounce discrimination and language that incites violence against girls, women, lesbian, bisexual and transgendered people

2. Encourage self-determination that will realize the full utilization of citizens’ capacities to build the nation

Ensure that education is directed to the development of respect, the upholding of dignity for people’s rights, peace, tolerance, and equality.

NATIONAL CONSTITUTIONNAL ASSEMBLY (NCA) PRESS RELEASE - Statement on the international women's day 2011

The National Constitutional Assembly (NCA) joins the rest of the world in commemorating this years’ edition of the International Women’s Day. This year the day is being commemorated under the theme, Equal access to education, training and science and technology: Pathway to decent work for women.

International Women's Day (IWD) is celebrated on March 8 to mark the economic, political and social achievements of women.

As we commemorate this day, we take time to reflect the importance and the role played by women in different aspects of our daily lives. In the whole world women contribute the greatest percentage population but sadly they remain a disadvantaged group in society economically, socially and politically. They have continued to bear the brunt at the work places and in households.

For the NCA, the commemorations are coming at a time when we have embarked on a campaign dubbed ‘Act Now Against Political Violence targeting women.’ The campaign seeks to address the scourge of political violence as the country approaches yet another referendum by raising awareness, building support structures, name and shame perpetrators as well as capacitating women and communities at large to deal with the scourge at two levels: prevention and support for victims.

We embarked on this campaign fully cognisant from experience that women have been the most affected victims during election period.

In this light the NCA will continue fighting for the enshrinement of the rights of women in a new people driven constitution.

We therefore wish to reaffirm Section 6 of the Zimbabwe’s People’s Charter on Gender which states that ;

6. We hold that all human beings are created equal, must live and be respected equally with equitable access to resources that our society offers regardless of their gender. Gender equality is the responsibility of both women and men equally. We also hold and recognise the role that our mothers and sisters in the liberation of our country from colonialism and their subsequent leading role in all our struggles for democracy and social justice. And that this fundamental principle must be observed and withheld at all levels of the People’s Charter both on paper and in practise where decisions are made over and about the following ;

1. Our national budget and economy.

11. Our legislative and government processes in order to allow representative quota systems.

111. Provision by the state of all health care and all sanitary requirements of women.

1V. An understanding that women bear the brunt of any decline in social welfare security, economic and political system

Lastly we wish our mothers and sisters fruitful commemorations world over.

For and on behalf of the NCA,

Madock Chivasa

COMMUNIQUE DE PRESSE DE L'ORGANISATION MAROCAINE DES DROITS HUMAINS (O.M.D.H)

Un deuxième siècle depuis la première journée des femmes

La lutte des femmes continue pour l’égalité des sexes

Convaincue que les droits des femmes sont indissociables des Droits Humains, l’OMDH enregistre les avancées qu’ont connus les droits des femmes aux Maroc, grâce au combat mené par le mouvement des femmes et des droits humains, mais constate que de nombreuses discriminations à l’égard des femmes fondées sur le genre persistent.

L’OMDH demande aux autorités publiques de répondre aux revendications du mouvement des femmes et des droits humains, dont certaines constituent des priorités :

• Inscrire dans la Constitution le principe de l'égalité hommes - femmes par rapport à tous les droits et le principe de la primauté des conventions internationales ratifiées sur les normes nationales ;

• Opérationnaliser la levée des réserves avec leur publication dans le Bulletin officiel et une correspondance au Secrétaire Général des Nations Unies ;

• Inscrire le quota dans la Constitution pour donner effet à l’égalité en matière de droits politiques et dans toutes les instances où les femmes sont sous représentées notamment dans les postes de décision ;

• Revoir les dispositions discriminatoires dans les différentes lois en veillant à leur harmonisation avec les instruments juridiques et normatifs internationaux qui protègent les droits humains des femmes ;

• Assurer, par l’instauration de mécanismes de contrôle, l’applicabilité des lois et des procédures de la protection des droits fondamentaux des femmes et de manière volontariste et intégrative dans le chantier initié de l’assainissement global du secteur de la justice ;

• Activer la mise en place d’une loi garantissant les droits et les libertés des femmes, les protégeant contre les violences et les discriminations fondées sur le genre ;

• Veiller à l’effectivité des dispositions légales du code de la famille, particulièrement en ce qui concerne les mariages précoces et le versement de la pension alimentaire aux mères assurant la garde des enfants ;

• Elaborer une stratégie publique en matière d’éducation et de formation pour pallier aux limites des outils pédagogiques et accorder des soutiens financiers aux familles pauvres pour encourager la scolarisation des filles ;

• Veiller au respect du principe de l’égalité en tant que règle fondamentale dans la planification nationale et pour l’élaboration des lois, des politiques publiques et la mise en place des institutions nationales.

Le Bureau national

7 mars 2011

COMMUNIQUE DE PRESSE DE LA LIGUE SENEGALAISE DES DROITS HUMAINS (L.S.D.H.)

En ce jour du 8 Mars, la Ligue Sénégalaise des Droits Humains (L.S.D.H.) rend hommage à une icône et pionnière des droits humains au Sénégal et en Afrique : Maitre Mame Bassine NIANG, première avocate du Sénégal et précurseur de tous les combats pour la promotion de la femme.

La Ligue Sénégalaise des Droits Humains saisit par ailleurs l’occasion pour condamner les nombreux cas de déperditions scolaires de jeunes filles sénégalaises dus à des violences de toutes sortes notamment des viols du fait des éducateurs (enseignants et maitres coraniques), des mariages précoces, des actes de pédophilies et incestueux.

Elle rappelle qu’il ne saurait y avoir de réelle effectivité des droits de la femme sans une scolarisation au diapason des exigences du monde moderne et un environnement familial, social et juridique protecteur de l’intégrité physique et corporelle des jeunes filles appelées à être des femmes leaders de demain.

Le coordonnateur
Maitre Assane Dioma NDIAYE

Monday 7 March 2011

DECLARATION DE L’ASADHO A L’OCCASION DE LA JOURNEE INTERNATIONALE DE LA FEMME

« L’ASADHO appelle le Parlement congolais à voter la loi de mise en œuvre de la parité Homme - Femme en République Démocratique du Congo ».

Le 08 mars, Journée Internationale de la femme, est l’occasion de faire le point sur la condition des femmes.

Cette année, les Nations Unies ont choisi le thème suivant : «Egalité d’accès à l’éducation, à la formation, à la science et à la technologie : la voie vers un travail décent pour les femmes».

Adaptant ce thème à sa situation, la RDC s’est proposé la formule suivante : « Egal accès des hommes et femmes, des garçons et filles à la formation, égal accès aux mêmes opportunités pour un Congo paritaire ».

A cet égard, l’ASADHO note une avancée significative au niveau de la Constitution de la RDC qui consacre la parité homme/femme, à son article 14, qui stipule : « Les pouvoirs publics veillent à l’élimination de toute forme de discrimination à l’égard de la femme et d’assurer la protection et la promotion de ses droits. Ils prennent dans tous les domaines, notamment dans les domaines civil, politique, économique, social et culturel, toutes les mesures appropriées pour assurer le total épanouissement et la pleine participation de la femme au développement de la nation. La femme a droit à une représentation équitable au sein des institutions nationales, provinciales et locales - l’Etat garantit la mise en œuvre de la parité homme-femme dans les dites institutions. La loi fixe les modalités d’application de ces droits ».

Depuis la promulgation de cette Constitution le 18 février 2006, aucune loi fixant les modalités d’application de cette parité n’a été adoptée.

C’est pour quoi l’Association Africaine de Défense des Droits de l’Homme, ASADHO en sigle, appelle le Parlement de la République Démocratique du Congo à voter la loi de mise en œuvre de la parité Homme- Femme afin de favoriser la participation et la représentation justes des femmes dans les institutions politiques qui seront mises en place à l’issue des élections de 2011-2012.

Il convient de rappeler qu’en dépit du fait que les femmes congolaises représentent plus de 51% de la population, elles continuent à subir une forte disparité en ce qui concerne leur représentativité dans les institutions publiques telles que le Gouvernement, le Parlement, les Gouvernements et assemblées provinciaux…

Par exemple : A l’Assemblée Nationale, sur 500 députés nationaux il n’y a que 40 femmes, soit 8%. Au Gouvernement Central, sur 43 de ses membres il n’y a que 5 femmes, soit 11%. Cette situation est pareille au sein des assemblées et Gouvernements provinciaux. Cette disparité consacre une injustice qui n’honore pas la République Démocratique du Congo

Ce traitement discriminatoire et l’absence de loi devant fixer les modalités d’application de la parité telle que prescrit par l’article 14, alinéa 5 de la Constitution de la RDC traduit un manque de volonté de la majorité au pouvoir de faire participer les femmes à la gestion des affaires publiques.

L’ASADHO considère qu’au regard de l’engagement actif des femmes congolaises (intellectuelles, commerçantes, maraichères, paysannes, ménagères, activistes de la société civile…), durant les 20 dernières années dans tous les domaines de la vie familiale et nationale, elles ont droit à une représentation juste et équitable dans les institutions publiques de la R.D.Congo.

Les élections de 2011-2012 devront constituer une opportunité importante qui s’offre pour que la femme soit équitablement représentée dans toutes les institutions politiques. Pour cela, il faut que le Parlement Congolais adopte en urgence, à sa prochaine session ordinaire, la loi portant fixation des modalités d’application de la parité Homme–Femme, en tant que l’une des lois essentielles avant l’organisation des élections en RDC.

L’ASADHO appelle le Parlement à inscrire à l’agenda de ses priorités, pour la session de mars, le vote de cette loi.

L’ASADHO recommande à toutes les organisations de la société civile de rester mobilisée sur cette question.

Fait à Kinshasa, le 7 mars 2011

Tuesday 14 December 2010

Zambia - UN Special Rapporteur on Violence Against Women Statement on Conclusion of Visit to Zambia

10 December 2010

Zambia-Lusaka – In conclusion of her official visit to Zambia the Special Rapporteur of the United Nations Human Rights Council on violence against women, its causes and consequences, Ms. Rashida Manjoo, delivered the following preliminary findings:

“At the outset, I would like to express my appreciation for the cooperation extended to me by the Government. I am grateful to all my interlocutors, including State officials, representatives of civil society organisations, representatives of United Nations agencies, and individual victims of violence that shared their personal experiences with me.

I could not have a better opportunity to conclude my visit on the same day when we commemorate the end of the 16 Days of Activism against Gender Based Violence and human rights day. And I could not have a better opportunity to recall some of the international obligations the Zambian State committed to when it ratified most of the major international and regional human rights instruments, including the Convention on the Elimination of All Forms of Discrimination against Women and the Protocol to the African Charter on Human and People’s Rights on the Rights of Women in Africa.

It is an exciting time for this country, a time which is seeing important constitutional and law review processes aimed at strengthening and accelerating efforts to eradicate violence against women and uphold women’s rights. These processes demonstrate political will and openness to tackle the current challenges that women still face in Zambia.

Yet I am saddened to learn that, according to the draft Constitution of 27 August 2010 which was shared by the Government, existing article 23.4 which permits discriminatory laws and practices in the area of personal laws and customary law may be retained despite the guarantee of equal status of women found in article 11 of the current Constitution. Back in 2002 the Committee on the Elimination of Discrimination against Women (CEDAW) called on the Government to repeal article 23.4 as it permits discrimination in the areas of law that most affect women. In 2007 the Human Rights Committee also reiterated this call, and recently CEDAW requested the State to provide information on the follow-up to its earlier recommendation.

The Gender Based Violence Bill currently before Parliament is an important step forward in providing frameworks that should be ultimately conducive to strengthening the fight against all forms of violence. All stakeholders I interacted with are hopeful that this Bill may be adopted soon. While understanding these hopes, I encourage all stakeholders to be ready with a plan for implementation of the Bill including financial and capacity-building plans. Experiences in other countries have shown that some legislation remains good on paper only, despite its intention to prevent, protect, punish and provide reparation for women who have been subjected to violence. This is part of the due diligence obligation of Zambia according to international law and more specifically the Convention on the Elimination of All Forms of Discrimination against Women and the UN Declaration on Violence against Women.

We know that law is not a panacea for social problems and the persistence of negative customary and religious practices continues to exacerbate discrimination against women and women’s position of dependence and subordination. I welcome the efforts taken by State institutions to regulate some of these practices, including inheritance practices, sexual cleansing, marriage and land tenure systems. Legislative efforts must be continuously pursued alongside massive endeavours to educate and change the mindsets of men, women and children, through all available means including schools, traditional and religious leaders, and the media.

Zambia does not seem to be immune from practices of violence against women committed or condoned by State agents. In this regard I was informed that female detainees, whether in police custody or in prisons, have to endure harsh living conditions, including little medical attention for pre-natal and post-natal care and treatment, and for HIV/AIDS and tuberculosis testing, and with little or no adequate nutrition support. Women in detention facilities are also subjected to abuse, violence and humiliating and degrading punishment in order to extract confessions. Women are also offered release in exchange for sex.

Zambia is a vibrant society which is not afraid of change. I encourage all stakeholders to take advantage of this moment in order to promote human rights for all and keep violence against women on the national agenda. I also call on all duty bearers to take on their responsibilities to translate laws and policies into reality for all rights-holders. The challenging of negative practices which violate women’s equality and non-discrimination rights requires action at both the state and non-state level.

My findings will be discussed in a comprehensive way in the report I will present to the United Nations Human Rights Council in June 2011.


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Ms. Rashida Manjoo (South Africa) was appointed Special Rapporteur on Violence against women, its causes and consequences in June 2009 by the UN Human Rights Council, for an initial period of three year. As Special Rapporteur, she is independent from any government or organization and serves in her individual capacity. Ms. Manjoo is also a Professor in the Department of Public Law at the University of Cape Town.

Thursday 18 November 2010

Intervention sur la situation des droits des femmes en Afrique auprès de la Commission africaine des droits de l'Homme et des peuples

Banjul, Gambie, novembre 2010

Il y a maintenant trois ans, plusieurs organisations se sont réunies en marge de la session de la CADHP qui s'est tenue à Brazzaville et ont décidé de lancer la campagne “l’Afrique pour les droits des femmes : ratifier et respecter!”. Menée aujourd'hui par une centaine d'organisations présentes sur tout le continent, cette initiative a pour objectif de mettre un terme aux discriminations et aux violences à l’égard des femmes en Afrique. Elle appelle les États à ratifier les instruments internationaux et régionaux de protection des droits des femmes, à abroger toutes les lois discriminatoires, à adopter des lois de protection des droits des femmes et à prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer leur mise en œuvre effective.

Si certaines avancées ont été notées depuis le lancement de notre campagne, elle sont encore bien timides. De fait, seuls trois États du continent, le Cap-Vert, l’Afrique du Sud et depuis récemment le Bénin, peuvent se prévaloir d’une législation entérinant une véritable égalité entre les sexes. Ainsi, outre les atteintes intolérables à leur intégrité physique – mutilations génitales, violences conjugales et viols utilisés comme arme de guerre –, les inégalités devant la loi (concernant le mariage, l'héritage, la garde des enfants etc.), sont encore le lot quotidien de millions de femmes et de jeunes filles africaines. Le constat ne change pas, il reste tout aussi alarmant et intolérable. Il appelle à l'action.

En ce sens, si la campagne salue l'initiative de l'Union africaine qui a lancé en octobre dernier la « Décennie de la Femme africaine », nous soulignons que la réussite d'une telle initiative ne se mesurera qu'à l'aune de résultats tangibles. Cette initiative n'aura véritablement de portée que si elle traduit en actes les recommandations issues de nombreuses conférences régionales et mondiales, de Dakar à Beijing, depuis plus de 15 ans. Aujourd'hui, nous attendons des actions concrètes de la part des gouvernements.

Dans une semaine – le 25 novembre - nous marquerons le 5ème anniversaire de l'entrée en vigueur d'un instrument fondamental pour le respect du droits des femmes africaines : le Protocole à la Charte africaine des droits de l'Homme et des peuples relatif aux droits des femmes en Afrique, adopté à Maputo. Il est désolant que ce texte, indispensable pour faire valoir les droits des femmes, ne soit aujourd'hui ratifié que par 28 des 53 états membres de l'Union africaine. Près de la moitié des États font preuve ainsi d'une absence de volonté de renforcer la protection des droits des femmes. Nous appelons tous ces États à ratifier le Protocole dans les plus brefs délais.

Si la ratification des instruments internationaux et régionaux est un pas fondamental, les Etats doivent modifier leur législations nationales en conformité. La campagne « l'Afrique pour les droits des femmes» met en évidence les réformes législatives qui sont attendues. Ces réformes visent l'accès à la justice, à l'éducation, aux soins, à l'emploi, à la terre, au crédit, à la participation des femmes dans les sphères publiques et politiques. Elles doivent mettre fin à toutes les formes de discriminations et de violences à l'égard des femmes. Elles doivent faire de la poursuite et de la condamnation des auteurs de violences sexuelles une priorité. Enfin, elles doivent protéger les droits des femmes en période de conflit, comme l'exige la Résolution 1325 de l'ONU sur les femmes, la paix et la sécurité, dont nous fêtons le 10ème anniversaire cette année. Ces réformes sont indispensables et urgentes.

D'autant plus urgentes que l'on risque d'assister à de vrais reculs. Le cas malien ne nous incite pas à l'optimisme. Le projet du Code de la famille doit être présenté pour la deuxième fois devant le parlement malien, mais il semblerait que les modifications qui ont été apportées au texte compromettent fortement l'espoir de progrès vers le respect des droits des femmes maliennes. Cette situation extrêmement préoccupante appelle à un investissement particulier de notre Coalition.

En effet, en réponse aux réactions des forces les plus conservatrices du pays qui avaient manifesté contre l'adoption du texte en août 2009, des amendements auraient été incorporés au projet qui iraient à l'encontre du principe même d'égalité des sexes et maintiendrait des discriminations à l'égard des femmes. Nos organisations soulignent qu'en adoptant le texte ainsi amendé, le Mali violerait le droit international et le respect des droits humains des femmes les plus fondamentaux.

Enfin, nos organisations déplorent fortement que les acteurs de la société civile aient été mis à l'écart du processus de réexamen du texte. Les principales organisations de défense des droits humains et des droits des femmes n'ont ni été consultées, ni même été informées du contenu des révisions proposées.

En République démocratique du Congo (RDC), les pires formes de violences à l'égard des femmes persistent. Les cas de viols et d'autres crimes de violences sexuelles (y compris de la part de membres des FARDC et de la police nationale) continuent d’être quotidiennement rapportés. Les récents évènements dans la région de Walikale dans le Nord Kivu, où des groupes armés ont terrorisé la population pendant quatre jours d’affilée, violant plus de 300 personnes, rappellent ce terrible état de fait.

L’impunité des auteurs demeure quasi généralisée. Par ailleurs, de nombreux obstacles entravent la capacité ou la volonté des femmes à porter plainte : procédures judiciaires longues et coûteuses, crainte de la stigmatisation et des actes de représailles. Le manque de formation des personnels de police et judiciaires entravent également l’accès des femmes à la justice.

La campagne réitère son appel adressé au gouvernement congolais à prendre les mesures nécessaires à la mise en œuvre effective des lois de 2006 sur les violences sexuelles, à mettre fin à l'impunité des auteurs de ces crimes, y compris en coopérant pleinement avec la Cour pénale internationale.

De graves violations des droits des femmes dans 31 pays du continent sont documentées au sein du « Cahier d'exigences » de la campagne. Fruit des enquêtes menées par les organisations nationales dans leurs pays respectifs, le Cahier d’exigences présente des revendications clés pour éliminer les discriminations et les violences à leur égard. Ces “exigences” s'adressent aux autorités gouvernementales de chaque pays, car renforcer le respect des droits humains des femmes est avant tout une question de volonté politique.

La Coalition de la campagne continuera à porter l'ensemble des recommandations identifiées dans son Cahier d'exigences auprès des autorités compétentes aux niveaux national, régional et international, en leur appelant à démontrer la volonté politique nécessaire pour assurer le respect des droits des femmes. Aujourd'hui - sans plus attendre – nous lançons un appel aux actions concrètes visant l'égalité entre les sexes et le respect intégral des droits humains des femmes.

Tuesday 26 October 2010

10ème anniversaire de l’adoption de la Résolution 1325 des Nations Unies

DE GRAVES VIOLATIONS PERSISTENT: LES ETATS DOIVENT AGIR MAINTENANT

http://www.fidh.org/DE-GRAVES-VIOLATIONS-PERSISTENT-LES-ETATS-DOIVENT

ENGLISH VERSION

25 octobre 2010, Paris, New York – Il y a dix ans, en adoptant la Résolution 1325, le Conseil de sécurité des Nations Unies a affirmé la nécessité urgente des Etats d'intensifier leurs efforts afin de protéger les femmes contre les violences en période de conflit et d'assurer leur pleine participation aux processus de paix. Aujourd'hui, alors que le Conseil de sécurité se réunit pour discuter de sa mise en œuvre, la FIDH dénonce la faiblesse des mesures prises et appelle les Etats à passer aux actes. La FIDH appelle également à l'établissement d'un mécanisme international de contrôle de la mise en œuvre de cette résolution.

La Résolution 1325 a été adoptée à l’unanimité par le Conseil de sécurité, le 31 octobre 2000. Son adoption a marqué une étape importante dans la reconnaissance par les Etats de l’impact des conflits armés sur les femmes et de leur rôle important dans la prévention et la résolution des conflits. Sur cette base, les Résolutions 1820 et 1888, adoptées en 2008 et 2009, reconnaissent explicitement, pour la première fois, l'utilisation des violences sexuelles comme tactique de guerre, nécessitant des réponses politiques et sécuritaires spécifiques.

Mais ces engagements forts n'ont pas été suivis d'actes. Si une poignée d’Etats a adopté des Plans d’action nationaux (environ 20 Etats sur 192), nombre d’entre eux n’ont pris aucune mesure concrète. De plus, aucun mécanisme spécifique n’existe à ce jour pour évaluer la mise en œuvre de ces résolutions.

Or, les pires formes de violences à l'égard des femmes persistent dans les zones de conflit. Dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) les viols sont toujours perpétrés en masse. Les récents évènements dans la région de Walikale, où des groupes armés ont terrorisé la population pendant quatre jours d’affilée, violant plus de 300 personnes, rappellent ce terrible état de fait. De l’Afghanistan au Soudan, de la Tchétchénie à la Colombie, les violences sexuelles continuent d’être utilisées comme armes de guerre.

Malgré les engagements pris par les Etats, les femmes ne sont toujours pas présentes aux tables de négociations des accords de paix et aucune n'a été désignée médiatrice dans les processus de résolution des conflits.

Bien que la FIDH se félicite de certaines avancées récentes, notamment la création du poste de Représentante spéciale du Secrétaire général sur les violences sexuelles dans les conflits armés, la FIDH estime que les Etats et l’Organisation des Nations Unies doivent aller beaucoup plus loin.

Afin d'accélérer la mise en œuvre de la Résolution 1325, le Conseil de sécurité doit mettre en place un mécanisme efficace de contrôle, de suivi et d’évaluation. La FIDH appelle le Conseil de sécurité à adopter des indicateurs et à déterminer des échéances pour atteindre des objectifs spécifiques. Enfin, la FIDH demande aux Etats qui ne l’ont pas encore fait, d’adopter des Plans d’action nationaux sur la mise en œuvre de cette résolution.

« L’établissement d’un mécanisme de contrôle devrait permettre de faire de ces déclarations de volonté, un véritable outil d'action, afin d'apporter des changements réels dans la protection des femmes et la mise en place d’une paix durable” a déclaré Souhayr Belhassen, Présidente de la FIDH. « Les Etats réunis au sein du Conseil de sécurité ont aujourd'hui l'occasion de démontrer la sincérité de leurs engagements à mettre un terme aux violences sexuelles en temps de guerre et à assurer la participation des femmes aux processus de paix. »

Autres développements récents

Plusieurs développements récents dans la lutte contre les discriminations et les violences à l'égard des femmes suscitent un certain espoir. La Cour pénale internationale (CPI) mène actuellement plusieurs enquêtes et poursuites à l'encontre d'auteurs présumés de crimes sexuels, y compris de viols. A cet égard, la FIDH se félicite de la récente arrestation en France (en octobre 2010) de Callixte Mbarushimana, dirigeant des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR), en exécution d’un mandat d’arrêt délivré par la CPI. Mbarushimana est accusé de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, y compris de viols, commis par les membres du FDLR dans les provinces du Kivu, dans l’est de la RDC 1. La FIDH espère que les activités de la CPI contribueront à la prévention de ces crimes et appelle le Procureur de la CPI à inclure de manière systématique les violences sexuelles dans sa stratégie de poursuite.

La FIDH se félicite également de l’adoption par le Conseil des droits de l’Homme des Nations Unies, le 10 octobre 2010, d’un nouveau mécanisme de contrôle des lois discriminatoires à l'égard des femmes. La création de ce nouveau mécanisme constitue une étape importante dans la lutte contre les discriminations et représente un maillon supplémentaire dans la chaîne de responsabilité 2.

Notes
1 Voir le Communiqué de presse de la FIDH : Première arrestation d'un présumé responsable de crimes commis aux Kivus, 12 octobre 2010, www.fidh.org/Premiere-arrestation-d-un-presume-responsable-de

2 Voir la Note de position de la FIDH sur la création d'un nouveau mécanisme des Nations Unies sur les lois discriminatoires à l'égard des femmes, septembre 2010, http://www.fidh.org/Note-de-position-relative-a-la-creation-d-un ; et le Communiqué de presse de la FIDH (en anglais), 7 octobre 2010, FIDH welcomes establishment of new mechanism on laws that discriminate against women by United Nations Human Rights Council, 7 octobre 2010, www.fidh.org/FIDH-welcomes-establishment-of-new-mechanism-on

10th anniversary of the adoption of UN Resolution 1325 on Women, Peace and Security

GRAVE VIOLATIONS PERSIST: STATES MUST TAKE ACTION!

http://www.fidh.org/GRAVE-VIOLATIONS-PERSIST-STATES-MUST-TAKE-ACTION

VERSION FRANCAISE

25 October 2010, Paris, New York - As we mark the 10th anniversary of UN resolution 1325 on Women, Peace and Security, and the UN Security Council meets to discuss its implementation, FIDH calls upon states to intensify efforts to ensure that women are protected from grave abuses in times of conflict and can fully participate in preventing and resolving conflict and building lasting peace. FIDH calls for the creation of an international mechanism to monitor and evaluate implementation of this key instrument.

Resolution 1325 was unanimously adopted by United Nations Security Council on 31 October 2000. Its adoption represented an important milestone in the recognition by states of the impact of armed conflict on women and the importance of their roles in conflict prevention and resolution. Resolutions 1820 and 1888, adopted in 2008 and 2009 respectively, built upon these foundations, for the first time explicitly recognising sexual violence as a tactic of war, requiring specific political and security responses.

Yet progress in implementation has been slow, intolerably slow. While a handful of states has adopted National Action Plans (approximately 20 of 192 states), many states have failed to take any measures to promote implementation. Annual reports on Resolution 1325 have been submitted to the Security Council, but no focus has been determined and no specific targets have been fixed. No single mechanism exists to hold states and UN bodies accountable for results.

Meanwhile, women continue to suffer the most horrific abuses in times of conflict. The last year has seen the persistence of brutal rapes on a massive scale in eastern Democratic Republic of Congo (DRC) of which recent events in the Walikale region, where armed groups terrorized the population over four days, raping over three hundred people, were yet another appalling reminder. From Afghanistan to Sudan, Iraq, Chechnya and Colombia, sexual violence continues to be used as a weapon of war.

And women are still not at the negotiating tables for peace agreements. There are no women mediators and very few signatures for peace treaties are done by women.

Whilst FIDH has welcomed some recent steps, including the establishment of the post of Special Representative of the Secretary-General on Sexual Violence in Conflict, FIDH considers that states and the UN itself must do much more. FIDH considers that in order to accelerate the implementation of Resolution 1325, the Security Council must establish an effective monitoring, accountability, and evaluation system.

FIDH calls on the Security Council to adopt the set of indicators, prepared in accordance with Resolution 1889, which will serve to objectively analyse progress and to identify persisting obstacles. FIDH further calls upon the Security Council to establish time-bound goals for implementation of specific UNSCR 1325 provisions and a mechanism to monitor whether targets are being met. Finally, FIDH urges all states that have not yet done so to adopt National Action Plans to guide implementation.

“The establishment of a monitoring mechanism should transform the resolution from a paper declaration into a tool for action to make real change to protect women in conflict and achieve lasting peace for all”, declared Souhayr Belhassen, FIDH President. “States meeting at the UN Security Council have an opportunity to demonstrate whether they are really serious about ending sexual violence in war and empowering women to prevent conflict and contribute to peace”.

Other recent developments

Several recent developments in the fight against violence and discrimination against women have given some cause for encouragement. The International Criminal Court (ICC) is increasingly investigating and prosecuting crimes of sexual violence including rape. FIDH welcomed the recent arrest in October 2010, in France, of Callixte Mbarushimana, a leader of the Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR), in execution of an ICC warrant. Mbarushimana is accused of war crimes and crimes against humanity, including rape, committed by members of the FDLR in the Kivu provinces in eastern DRC 1. FIDH hopes that the ICC's activities will contribute towards prevention of these crimes and calls on the ICC Prosecutor to integrate crimes of sexual violence systematically into his prosecution strategy.

FIDH also welcomed the adoption by the UN Human Rights Council in October 2010 of a new mechanism to monitor laws that discriminate against women, in the face of resistance from several states that maintain discriminatory laws. The first step in ending discrimination against women is to establish laws that guarantee gender equality and women's rights. The creation of this new mechanism represents an important step in the fight against discrimination and a further link in the accountability chain 2.

Notes
1 See further FIDH Press Statement Première arrestation d'un présumé responsable de crimes commis aux Kivus (in French), 12 October 2010, www.fidh.org/Premiere-arrestation-d-un-presume-responsable-de
2 See further FIDH Press Statement, FIDH welcomes establishment of new mechanism on laws that discriminate against women by United Nations Human Rights Council, 7 October 2010, www.fidh.org/FIDH-welcomes-establishment-of-new-mechanism-on ; and FIDH Position Paper on the creation of a new UN Mechanism on laws that discriminate against women, October 2010, www.fidh.org/Position-Paper-on-the-creation-of-a-new-UN

Lancement de la "décennie de la femme africaine" : des droits avant tout !

ENGLISH VERSION

Le constat n'est pas nouveau, la discrimination à l'égard des femmes demeure ancrée en droit et en fait dans la majorité des pays africains. Ces discriminations, les femmes les vivent au quotidien lorsqu'elles se voient refuser l’égalité des droits à l’héritage, à la terre, à la garde de leurs enfants et doivent se soumettre à l’autorité de leur mari ; lorsqu'elles n'ont qu'un accès restreint à l’éducation, aux soins, aux affaires publiques ; lorsqu'elles souffrent de violences domestiques et sexuelles, de pratiques traditionnelles néfastes et peinent à faire valoir leurs droits devant la justice...

Non, le constat ne change pas, il reste tout aussi alarmant et intolérable. Il appelle à l'action. A ce titre, la « Décennie de la Femme africaine » lancée par l'Union africaine à Nairobi (Kenya) le 15 octobre 2010 n'aura véritablement de portée que si elle traduit en actes toutes les recommandations issues des conférences régionales et mondiales, de Dakar à Beijing, depuis plus de 15 ans. Cette décennie, nous aimerions l'appeler « Décennie de l'action pour les droits des femmes africaines ». « Action » et « droits » : deux mots d'ordre pour un programme conduisant à un changement concret. En effet, nous n'aurons de cesse de le rappeler, les engagements des États n'ont de substance que lorsqu'ils sont traduits en droit, par des lois effectives qui protègent les femmes. Si l'on peut se réjouir de voir figurer aujourd'hui cette question au cœur de l'agenda politique, la réussite d'une telle initiative ne se mesurera qu'à l'aune de résultats tangibles : quand les Etats - à commencer par le pays hôte de cette initiative - auront abrogé les lois discriminatoires, et criminalisé toutes les formes de violences à l'égard des femmes...en somme, quand « Egalité » ne sera plus un simple mot, mais bien une réalité.

De telles revendications, sont portées haut et fort depuis des années par les femmes à travers tout le continent africain et relayées par nombre d'organisations de la société civile. Ainsi, la campagne « l'Afrique pour les droits des femmes1 » et bien d'autres actions à travers le continent mettent en évidence que des réformes législatives concrètes sont attendues. Ces réformes visent l'accès à la justice, à l'éducation, aux soins, à l'emploi, à la terre, au crédit, à la participation des femmes dans les sphères publiques et politiques. Elles doivent mettre fin à toutes les formes de discriminations et de violences à l'égard des femmes. Elles doivent faire de la poursuite et de la condamnation des auteurs de violences sexuelles une priorité. Enfin, elles doivent protéger les droits des femmes en période de conflit, comme l'exige la Résolution 1325 de l'ONU sur les femmes, la paix et la sécurité, dont nous fêtons le 10ème anniversaire cette année. Ces réformes sont indispensables et urgentes.

D'autant plus urgentes que l'on risque d'assister à de vrais reculs. Le cas malien ne nous incite pas à l'optimisme : les modifications apportées au projet de Code de la famille pourraient aller à l'encontre du principe même d' égalité des sexes.

Le Kenya, en accueillant cette initiative, doit ouvrir la voie et adopter dans les plus brefs délais deux des principaux textes de protection des droits des femmes: le Protocole de Maputo2 - dont le parlement vient d'autoriser la ratification - et le Protocole facultatif à la Convention sur l’Élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes3. Le gouvernement kenyan doit mettre un terme aux discriminations au sein de la famille et à l'impunité des auteurs de violences conjugales. Il doit également assurer un accès à l'éducation de toutes les filles, renforcer la participation des femmes aux postes de décision, assurer leur droit à la propriété et leur accès aux soins.

Cette initiative ne sera effective que si elle accorde une large place aux organisations de la société civile et fait du respect des droits des femmes sa priorité. Les Etats se doivent d'avoir des ambitions à l'échelle des attentes de millions de femmes africaines, le temps est à l'action.

Souhayr Belhassen, présidente de la FIDH

Maitre Soyata Maïga, Rapporteure spéciale de la CADHP sur les droits des femmes

Moussa Diop, Femmes Africa Solidarité

Kafui Adjamagbo-Johnson, WiLDAF

Muthoni Wanyeki Directrice Executive Kenya Human Rights Commission (KHRC)


Notes
1 Campagne menée par la FIDH en collaboration avec 5 organisations régionales (ACDHRS, FAS, WACOL, WiLDAF, WLSA) et mobilisant près d'une centaine d'ONG sur le continent africain depuis 2 ans (www.africa4womensrights.org)
2 Protocole à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits des femmes
3 Ce protocole ouvre droit aux recours des femmes dont les droits ont été violés devant une instance internationale.

Friday 15 October 2010

Launch of African Women's Decade: Women's rights must top decade's agenda

Link to the op-ed published in The Standard, Nairobi, Kenya

VERSION FRANCAISE

Discrimination against women remains firmly established in law and in practice in the majority of African countries.

Women are denied equal rights to inheritance, land and custody of children; they have limited access to education, health care and politics; they suffer sexual and domestic violence, are subjected to harmful traditional practices and struggle to obtain access to justice.

The situation is alarming and intolerable. It calls for action.

"African Women’s Decade", launched by the African Union in Nairobi from October 10 to 15, will only truly have an impact if it can translate undertakings repeated over the last 15 years, from Dakar to Beijing, into action.

We would like to rename it the "Decade of Action for Women’s Rights in Africa". "Action" and "rights", key words for a programme leading to concrete change. States’ commitments lack substance until they are implemented through effective laws protecting women’s rights.

Whilst we welcome that such issues are being placed firmly on the political agenda, we underline that the success of this initiative can only be measured in tangible results. Governments — starting with the host government of this initiative — must abolish all discriminatory legislation, ban all forms of violence against women and ensure that the word "equality" becomes a reality.

These demands have been voiced by women across Africa and civil society organisations for years.

The Campaign "Africa for women’s rights", alongside numerous other initiatives, highlights the need for concrete legislative reforms to improve access to justice, education, health care, employment, land and inheritance.

Law reforms are needed to allow women to participate fully in public and political life. They are required to ensure the prosecution and sanction of perpetrators of sexual violence.

They are necessary to protect women in periods of conflict, in accordance with UN Resolution 1325 on women, peace and security, which this year marks its 10th anniversary. These reforms are vital and urgent.

All the more urgent in view of real risks of regression. The example of Mali, where proposed amendments to the draft Family Code go against the very principle of gender equality, does not give us cause for optimism.

As host of this initiative, the Kenyan government must lead by example, by adopting two key instruments for the protection of women’s rights in Africa: the Maputo Protocol — which was recently approved by the Kenya Parliament — and Optional Protocol to the Convention on Elimination of all forms of Discrimination Against Women.

The Kenyan government must also take urgent measures to abolish discriminatory family and property laws, and fight domestic violence. It must ensure women’s access to education and health care, promote their political representation, and guarantee their equal rights to land.

This initiative must encourage the active participation of civil society organisations and must make respect for women’s rights the priority.

Governments must have ambitions on a scale commensurate with the expectations of millions of African women. It is time for action.

The writers are: Souhayr Belhassen, President of International Federation for Human rights; Soyata Maiga, Special Rapporteur on Women’s Rights; Muthoni Wanyeki, Executive Director of the Kenya Human Rights Commission; Moussa Diop, Femmes Africa SolidaritÈ; Kafui Adjamagbo-Johnson, Women in Law and Development in Africa.

Monday 11 October 2010

Mali : Deuxième présentation du nouveau Code de la famille au Parlement

La Campagne « L'Afrique pour les droits des femmes »
La Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH)
L'Association malienne des droits de l'Homme (AMDH)
WiLDAF-Mali

COMMUNIQUE

Les députés doivent refuser les amendements contraires au droit international sur les droits des femmes

Bamako, Paris, le 11 octobre 2010 - Le projet du Code de la famille doit être présenté pour la deuxième fois devant le parlement malien, mais il semblerait que les modifications qui ont été apportées au texte compromettent fortement l'espoir de progrès vers le respect des droits des femmes maliennes.

En effet, en réponse aux réactions des forces les plus conservatrices du pays qui avaient manifesté contre l'adoption du texte en août 2009, des amendements auraient été incorporés au projet qui iraient à l'encontre du principe même d'égalité des sexes et maintiendrait des dispositions discriminatoires à l'égard des femmes. Nos organisations soulignent qu'en adoptant le texte ainsi amendé, le Mali violerait le respect des droits humains des femmes les plus fondamentaux.

Nos organisations rappellent aux législateurs que le texte du Code doit se conformer au droit international sur les droits des femmes et notamment, aux dispositions de la Convention des Nations unies sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes (CEDAW), ratifiée par le Mali en 1985, ainsi que du Protocole à la Charte africaine des droits de l'Homme et des peuples relatif aux droits des femmes, ratifié en 2005. Nos organisations exhortent les législateurs à ne pas accepter de révisions du texte qui violeraient les dispositions de ces instruments. Le Mali ne doit pas rater cette opportunité de lutter contre les violations des droits humains des femmes.

Enfin, nos organisations déplorent fortement que les acteurs de la société civile aient été mis à l'écart du processus de réexamen du texte. Les principales organisations de défense des droits humains et des droits des femmes n'ont ni été consultées, ni même été informées du contenu des révisions proposées. Nos organisations appellent le gouvernement malien à assurer la transparence du processus de révision et d'y inclure la société civile.

Contexte

Un premier projet du Code de la famille, qui avait fait l'objet de longues années de réflexion et de concertation entre les différents acteurs de la société malienne, avait été présenté et adopté par l'Assemblée nationale le 3 août 2009. L'adoption de ce texte représentait un pas fondamental vers la mise en conformité de la législation nationale avec les obligations internationales et régionales auxquelles a souscrit le Mali. Mais à la suite de manifestations par les forces conservatrices, le Président a décidé de ne pas le promulguer et de le renvoyer devant l'Assemblée nationale pour une seconde lecture.

Kenya - Launch of African Women's Decade - Concrete steps required to demonstrate government's will to respect women's rights

Campaign "Africa for women's rights: ratify and respect!"
International Federation for Human Rights (FIDH)
Kenyan Human Rights Commission (KHCR)

JOINT PRESS RELEASE

Nairobi, Paris, 11 October 2010 - As Kenya hosts the launch of the “African Women's Decade” by the African Union this week in Nairobi, the Coalition of the Campaign "Africa for women's rights: ratify and respect !" calls on the Kenyan authorities to ratify two key women's rights protection instruments and to adopt pending bills to protect women's rights, in conformity with the new Constitution.

The Coalition of the Campaign welcomes the recent decision of the Kenyan parliament authorising ratification of the Protocol to the African Charter on Human and Peoples’ Rights on the Rights of Women in Africa (Maputo Protocol). The Coalition calls on the Kenyan government urgently to deposit the formal instrument with the Commission of the African Union, in order for ratification to take effect. Furthermore, although Kenya ratified the Convention on the Elimination of All Forms of Discrimination Against Women (CEDAW) in 1984, it has not yet ratified its Optional Protocol.

Meanwhile, violations of women's rights persist in the country, including discriminatory laws, violence, obstacles to education, property and health services and under-representation in political life. The ratification of these two key instruments would be an important sign of the government's political will to put and end to such violations.

Whilst the new Constitution, adopted in August 2010, contains provisions prohibiting discrimination against women (eg. Articles 21, 27 and 45), the Coalition of the Campaign is also concerned about delays in adoption of legislation that eliminates discrimination and protects women’s human rights. Bills pending before the Kenyan parliament include: the Family Protection Bill 2007, the Marriage Bill 2008, the Domestic Violence Bill 1999, the Matrimonial Property Bill 2008, the Equal Opportunities Bill 2008 and the Affirmative Action Bill 2000. The Coalition of the Campaign calls for the examination of these bills to be urgently accelerated.

Background

Adopted in 2003 the Maputo Protocol entered into force in 2005 and has now been ratified by the majority of African states which have thus committed themselves to “ensuring that the rights of women are promoted, realised and protected”. The Protocol provides a legal framework of reference for ensuring respect for women's human rights: elimination of discrimination and harmful practices; right to life and to physical integrity; equality in the domain of the family and civil rights; access to justice; right to participate in the political process; protection in armed conflicts; economic rights and social protection; right to health and food security, etc.

The Optional Protocol to CEDAW enables victims of violations, who are unable to obtain justice at the national level, to seek redress before an international body.

Tuesday 24 August 2010

Amadou & Mariam lend their support to the campaign "Africa for Women's Rights"

We are honored to include Amadou & Mariam amongst the patrons who support our campaign. Amadou & Mariam

Amadou Bagayoko & Mariam Doumbia are a musical duo from Mali. The pair met at Mali's Institute for the Young Blind in 1977 and found they shared an interest in music. To this day, Amadou & Mariam play an annual benefit concert for the Institute. In 2009, they became the Zeitz Foundation Ambassadors for Culture. In June 2010, Amadou & Mariam appeared in FIFA's World Cup's Kickoff Celebration in South Africa.

In August 2010, Amadou & Mariam added their voices to the cause to combat discrimination and violence against women in Africa by joining the campaign "Africa for Women's Rights: ratify and respect!".

Friday 23 July 2010

Uganda becomes the 28th State Party to the Maputo Protocol!

VERSION FRANCAISE

The Coalition of the Campaign welcomes the ratification by Uganda of the Protocol to the African Charter on Human and Peoples' Rights on the Rights of Women in Africa (Maputo Protocol), on July 22, 2010. In acceding to this instrument, the Ugandan authorities have formally committed to promote and protect the rights of women guaranteed by this Protocol. In accordance with the provisions of this Protocol, the Ugandan authorities committed to take all necessary measures, including by adopting an adequate legislative framework, to fight against all forms of discrimination against women, ensure their rights to dignity, life, safety, health, access to justice, education, participate in political processes or their social and economic rights.

The Coalition of the campaign recalls that although several laws have been recently enacted by the Ugandan authorities to improve the situation of women, their implementation continues to be hindered by the persistence of deeply entenched traditions and patriarchal attitudes, especially in rural areas. The Coalition calls on Uganda to organize as soon as possible raise-awareness campaigns on the provisions of the Maputo Protocol, also directed to those responsible for law enforcement.

The Coalition of the Campaign Africa for Women's Rights: Ratify and Respect struggle for African states to ratify, without reservations, the international and regional instruments for the protection of women's rights and for them to respect their commitments. Since the launch of the campaign in 2009, 3 States have ratified the Maputo Protocol - the Democratic Republic of Congo (DRC), Cameroon and Uganda, bringing to 28 the number of African Union (AU) member states parties to the Protocol - and 2 States have ratified the Protocol to the CEDAW - Guinea-Bissau and Equatorial Guinea - bringing to 19 the number of AU member States Parties to this Protocol.

L'Ouganda devient le 28ème État partie au Protocole de Maputo!

ENGLISH VERSION

La Coalition de la campagne se félicite de la ratification par l'Ouganda du Protocole à la Charte africaine des droits de l'Homme et des peuples relatif aux droits des femmes en Afrique (Protocole de Maputo), le 22 juillet 2010. En adhérant à cet instrument, les autorités ougandaises se sont formellement engagées à promouvoir et surtout protéger les droits des femmes garantis par le Protocole. En vertu des dispositions du Protocole, les autorités ougandaises se doivent en effet de prendre toutes les mesures nécessaires, y compris en adoptant un cadre législatif adéquat, pour lutter contre toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes, garantir leurs droits à la dignité, à la vie, à la sécurité, à la santé, à l'accès à la justice, à l'éducation, de participer aux processus politiques ou encore leurs droits économiques et sociaux.

La Coalition de la campagne rappelle que si les autorités ougandaises ont déjà promulgué plusieurs lois visant à améliorer la situation des femmes, leur application continue d'être entravée par la persistance de traditions et comportements patriarcaux profondément ancrés, en particulier dans les zones rurales. La Coalition appelle ainsi l'Ouganda à organiser dans les plus brefs délais des campagnes de sensibilisation aux dispositions du Protocole de Maputo, y compris à l'attention des personnes chargées de l'application des lois.

Les organisations membres de la Coalition de la campagne L'Afrique pour les droits des femmes: Ratifier et Respecter militent pour que les Etats africains ratifient sans réserves les instruments régionaux et internationaux de protection des droits des femmes et pour qu'ils respectent leurs engagements. Depuis le lancement de la campagne en 2009, 3 Etats ont ratifié le Protocole de Maputo – la République démocratique du Congo (RDC), le Cameroun et l'Ouganda, portant ainsi à 28 le nombre d'États membres de l'Union africaine (UA) parties à ce protocole – et 2 Etats ont ratifié le Protocole à la CEDAW – la Guinée-Bissau et la Guinée équatoriale – portant à 19 le nombre d'États membres de l'UA parties à ce protocole.

Thursday 15 July 2010

La Coalition de la campagne appelle à l'adoption du projet de Code des personnes et de la famille conformément aux obligations internationales du Mali

La Coalition de la campagne « L’Afrique pour les droits des femmes : ratifier et respecter », se félicite que le projet de Code des personnes et de la famille passe enfin en deuxième lecture devant l’Assemblée nationale du Mali. Le projet de Code avait été adopté par l’Assemblée nationale le 3 août 2009, après de longues années de réflexion et de concertation entre les différents acteurs de la société malienne. Néanmoins, à la suite de manifestations par des forces conservatrices du pays, le Président de la République malienne a décidé de ne pas promulguer le Code et l’a renvoyé pour une deuxième lecture devant l’Assemblée nationale.

Aujourd’hui, alors que la première conférence régionale « sur le rôle de la Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples (CADHP) dans la promotion et la protection des droits des femmes en Afrique » s’ouvre à Bamako, la Coalition réitère son appel en faveur de l’adoption du projet de Code dans les plus brefs délais, sans appauvrissement des dispositions qui tendent vers une mise en conformité de la législation malienne avec les obligations internationales et régionales auxquelles a souscrit le pays.

En effet, malgré la ratification par le Mali de la Convention des Nations unies sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes en 1985, du Protocole à la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples relatif aux droits des femmes en 2005, ainsi que de la Convention des Nations unies relative aux droits de l’enfant en 1990, le cadre législatif malien continue à violer les droits fondamentaux des femmes.

« L’adoption du Code, tel que formulé lors de la première lecture, représenterait un premier pas fondamental vers le respect par le Mali de ses obligations internationales et des droits universels des femmes » a déclaré Souhayr Belhassen, Présidente de la FIDH, « En aucun cas, l’adoption du Code doit se faire au détriment de son contenu », a-t-elle ajouté.

Enfin, la Coalition souligne l’importance de la mise en place par le gouvernement malien de programmes de sensibilisation au profit de la population visant à expliquer le contenu du projet de Code et à dissiper les incompréhensions.

Tuesday 15 June 2010

Mali: Call for urgent adoption of the new Family Code without weakening of its provisions

The NGOs gathered during the NGO Forum preceding the 47th session of the African Commission on Human and Peoples in Banjul in May 2010, express their concerns

VERSION FRANÇAISE

We, NGOs gathered during the NGO Forum of the African Commission on Human and Peoples' Rights (ACHPR) and actors of the campaign "Africa for the rights of women: ratify and respect," express our deep concerns regarding the non-enactment of the new Malian Family Code, following the decision of the President, on August 26, 2009 to send the law back to Parliament for a second reading. We strongly regret that nearly one year after this decision, the second reading has yet to take place and that insufficient action has been taken to facilitate its understanding of and acceptance by some groups of the Malian population.

The new Family Code, as adopted by the National Assembly on August 3, 2009, reflects many years of consultation and debate between a range of actors within Malian society. The adoption of this text, which provides some crucial guarantees for Malian women's universal rights, would constitute a fundamental first step towards bringing Malian laws into compliance with international and regional standards, in accordance with Mali's obligations under the UN Convention on the Elimination of All Forms of Discrimination against Women, ratified by Mali in 1985, the Protocol to the African Charter on Human and Peoples' Rights on the Rights of Women in Africa, ratified in 2005, and the UN Convention on the Rights of the Child, ratified in 1990.

We are thus deeply concerned that the enactment of this legislation, which is fundamental for the protection of the rights of Malian women, is in suspense. Violations of Malian women's human rights are favored by this legislative gap. We stress the urgent need to adopt such a code in Mali and call upon the Republic of Mali to address this legislative gap, by ensuring that the second reading takes place without further delay and that the Family Code is enacted in its present form, without weakening of any of its provisions.

We hope that the Malian authorities will, thus, demonstrate their commitment to promote women's rights in Mali.

Mali : Appel à l'adoption urgente du Code des personnes et de la famille sans appauvrissement de ses dispositions

Les ONG réunies lors du Forum des ONG précédant la 47ème session de la Commission africaine des droits de l'Homme et des peuples, à Banjul en mai 2010, expriment leurs préoccupations

ENGLISH VERSION

Nous, ONG réunies lors du Forum des ONG de la Commission africaine des droits de l'Homme et des peuples (CADHP) et acteurs de la campagne « L'Afrique pour les droits des femmes : ratifier et respecter », exprimons nos préoccupations concernant la non-adoption au Mali du Code des personnes et de la famille, suite à la décision du Président, le 26 août 2009, de le renvoyer devant l'Assemblée nationale pour une seconde lecture. En effet, nous déplorons que, près d'un an après cette décision, la deuxième lecture n'ait toujours pas eu lieu et qu'aucun acte significatif pour faciliter la compréhension et l'acceptation de ce texte par certaines franges de la population malienne n'aient été, à ce jour, mis en œuvre.

Le texte du Code des personnes et de la famille, tel qu'adopté par l'Assemblée nationale le 3 août 2009, avait fait l'objet de longues années de réflexion et de concertation entre les différents acteurs de la société malienne. L'adoption de ce texte, qui dispose de garanties cruciales concernant les droits universels des femmes maliennes, représenterait un premier pas fondamental vers la mise en conformité de la législation malienne avec les obligations internationales et régionales auxquelles a souscrit le Mali, en ratifiant la Convention des Nations unies sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes en 1985, le Protocole de la Charte africaine des droits de l'Homme et des peuples relatif aux droits des femmes en 2005, ainsi que la Convention des Nations unies relative aux droits de l'enfant en 1990.

Il est désolant que ce texte, indispensable pour faire valoir les droits des Maliennes, soit ainsi mis en suspens. Les violations des droits humains des femmes maliennes restent favorisées par ce déficit législatif. Insistant sur l'urgence de l'adoption d'un tel Code au Mali, nous demandons que la République du Mali s'engage véritablement à remédier à ce déficit législatif et appelons à ce que le Code des personnes et de la famille soit promulgué, en l'état, dans les plus brefs délais, sans appauvrissement de ses dispositions telles qu'adoptées en première lecture.

Nous espérons que les autorités maliennes manifesteront ainsi leur volonté de promouvoir les droits des femmes maliennes.

Monday 14 June 2010

ACHPR: Resolution on the Prevention of Women and Child Trafficking in South Africa during the 2010 World Cup Tournament

Link to the the resolution on the ACHPR website

The African Commission on Human and Peoples’ Rights, meeting at its 47th Ordinary Session held in Banjul, The Gambia, from 12 to 26 May 2010

Recalling that the right of women and children to be protected from trafficking has been explicitly recognized in Section 4 of the Protocol to the African Charter on Human and Peoples’ Rights on the Rights of Women in Africa, Section 29 of the African Charter on the Rights and Welfare of the Child, Section 6 of the Convention on the Elimination of All Forms of Discrimination Against Women, and Section 35 of the Convention on the Rights of the Child;

Recalling that the United Nations Convention Against Transnational Organized Crime was adopted in 2000 and entered into force in 2003 to promote cooperation, as well as prevent and combat transnational organized crime more effectively, and that the Protocol to Prevent, Suppress and Punish Trafficking in Persons, Especially Women and Children, supplementing the United Nations Convention Against Transnational Organized Crime, was adopted in 2000 and entered into force in 2003 to address all aspects of trafficking in women and children specifically;

Recognizing that human trafficking is a global challenge that necessitates a global response and that the right to be protected from trafficking is also protected by other international and regional Conventions and Covenants which protect the rights to life, integrity and security of the person, and offer protection against slavery and forced labour;

Concerned that the 2010 World Cup in South Africa may increase the trafficking in women and children for sexual purposes and other forms of human rights abuses in South Africa and the neighboring countries;

Recalling that South Africa ratified the United Nations Convention Against Transnational Organized Crime and its Protocol to Prevent, Suppress and Punish Trafficking in Persons, Especially Women and Children in 2004;

Welcoming the introduction of the Prevention and Combating of Trafficking in Persons Bill before the South African Parliament to combat trafficking in persons by prosecuting those involved in trafficking, providing appropriate sentences and measures for the prevention of trafficking and assistance of its victims;

Noting that the South African law could be relied upon to prosecute trafficking in persons, including the Criminal Law (Sexual Offences and Related Matters) Amendment Act of 2007, the Children’s Act of 2005, the Immigration Act of 2002, the Domestic Violence Act of 1998, the Prevention of Organized Crime Act of 1998, the Basic Conditions of Employment Act of 1997, the Intimidation Act of 1982, and common law prohibitions against rape, kidnapping, indecent assault, abduction, murder, assault with intent to cause grievous bodily harm, common assault, and extortion:

Urges the Parliament of South Africa to expedite the enactment of the Prevention and Combating of Trafficking in Persons Bill and implement its provisions, in accordance with the Protocol to Prevent, Suppress and Punish Trafficking in Persons, Especially Women and Children;

Urges the Government of South Africa to increase awareness among all levels of government of their obligations under the provisions under domestic and international law;

Calls on the Government of South Africa to put into place mechanisms and prevention strategies to address commercial sexual exploitation and human trafficking of women and children;

Calls on the Government of South Africa to put into place and support initiatives aimed at assisting victims of trafficking and commercial sexual exploitation;

Urges the Government of South Africa to intensify cross-border cooperation with the neighboring countries and to ensure an integrated and efficient approach to prosecute traffickers.

Done in Banjul, The Gambia, 26 May 2010.

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