Africa for Women's Rights | L'afrique pour les droits des femmes

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Tuesday 24 August 2010

Amadou & Mariam lend their support to the campaign "Africa for Women's Rights"

We are honored to include Amadou & Mariam amongst the patrons who support our campaign. Amadou & Mariam

Amadou Bagayoko & Mariam Doumbia are a musical duo from Mali. The pair met at Mali's Institute for the Young Blind in 1977 and found they shared an interest in music. To this day, Amadou & Mariam play an annual benefit concert for the Institute. In 2009, they became the Zeitz Foundation Ambassadors for Culture. In June 2010, Amadou & Mariam appeared in FIFA's World Cup's Kickoff Celebration in South Africa.

In August 2010, Amadou & Mariam added their voices to the cause to combat discrimination and violence against women in Africa by joining the campaign "Africa for Women's Rights: ratify and respect!".

Friday 23 July 2010

Uganda becomes the 28th State Party to the Maputo Protocol!

VERSION FRANCAISE

The Coalition of the Campaign welcomes the ratification by Uganda of the Protocol to the African Charter on Human and Peoples' Rights on the Rights of Women in Africa (Maputo Protocol), on July 22, 2010. In acceding to this instrument, the Ugandan authorities have formally committed to promote and protect the rights of women guaranteed by this Protocol. In accordance with the provisions of this Protocol, the Ugandan authorities committed to take all necessary measures, including by adopting an adequate legislative framework, to fight against all forms of discrimination against women, ensure their rights to dignity, life, safety, health, access to justice, education, participate in political processes or their social and economic rights.

The Coalition of the campaign recalls that although several laws have been recently enacted by the Ugandan authorities to improve the situation of women, their implementation continues to be hindered by the persistence of deeply entenched traditions and patriarchal attitudes, especially in rural areas. The Coalition calls on Uganda to organize as soon as possible raise-awareness campaigns on the provisions of the Maputo Protocol, also directed to those responsible for law enforcement.

The Coalition of the Campaign Africa for Women's Rights: Ratify and Respect struggle for African states to ratify, without reservations, the international and regional instruments for the protection of women's rights and for them to respect their commitments. Since the launch of the campaign in 2009, 3 States have ratified the Maputo Protocol - the Democratic Republic of Congo (DRC), Cameroon and Uganda, bringing to 28 the number of African Union (AU) member states parties to the Protocol - and 2 States have ratified the Protocol to the CEDAW - Guinea-Bissau and Equatorial Guinea - bringing to 19 the number of AU member States Parties to this Protocol.

L'Ouganda devient le 28ème État partie au Protocole de Maputo!

ENGLISH VERSION

La Coalition de la campagne se félicite de la ratification par l'Ouganda du Protocole à la Charte africaine des droits de l'Homme et des peuples relatif aux droits des femmes en Afrique (Protocole de Maputo), le 22 juillet 2010. En adhérant à cet instrument, les autorités ougandaises se sont formellement engagées à promouvoir et surtout protéger les droits des femmes garantis par le Protocole. En vertu des dispositions du Protocole, les autorités ougandaises se doivent en effet de prendre toutes les mesures nécessaires, y compris en adoptant un cadre législatif adéquat, pour lutter contre toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes, garantir leurs droits à la dignité, à la vie, à la sécurité, à la santé, à l'accès à la justice, à l'éducation, de participer aux processus politiques ou encore leurs droits économiques et sociaux.

La Coalition de la campagne rappelle que si les autorités ougandaises ont déjà promulgué plusieurs lois visant à améliorer la situation des femmes, leur application continue d'être entravée par la persistance de traditions et comportements patriarcaux profondément ancrés, en particulier dans les zones rurales. La Coalition appelle ainsi l'Ouganda à organiser dans les plus brefs délais des campagnes de sensibilisation aux dispositions du Protocole de Maputo, y compris à l'attention des personnes chargées de l'application des lois.

Les organisations membres de la Coalition de la campagne L'Afrique pour les droits des femmes: Ratifier et Respecter militent pour que les Etats africains ratifient sans réserves les instruments régionaux et internationaux de protection des droits des femmes et pour qu'ils respectent leurs engagements. Depuis le lancement de la campagne en 2009, 3 Etats ont ratifié le Protocole de Maputo – la République démocratique du Congo (RDC), le Cameroun et l'Ouganda, portant ainsi à 28 le nombre d'États membres de l'Union africaine (UA) parties à ce protocole – et 2 Etats ont ratifié le Protocole à la CEDAW – la Guinée-Bissau et la Guinée équatoriale – portant à 19 le nombre d'États membres de l'UA parties à ce protocole.

Thursday 15 July 2010

La Coalition de la campagne appelle à l'adoption du projet de Code des personnes et de la famille conformément aux obligations internationales du Mali

La Coalition de la campagne « L’Afrique pour les droits des femmes : ratifier et respecter », se félicite que le projet de Code des personnes et de la famille passe enfin en deuxième lecture devant l’Assemblée nationale du Mali. Le projet de Code avait été adopté par l’Assemblée nationale le 3 août 2009, après de longues années de réflexion et de concertation entre les différents acteurs de la société malienne. Néanmoins, à la suite de manifestations par des forces conservatrices du pays, le Président de la République malienne a décidé de ne pas promulguer le Code et l’a renvoyé pour une deuxième lecture devant l’Assemblée nationale.

Aujourd’hui, alors que la première conférence régionale « sur le rôle de la Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples (CADHP) dans la promotion et la protection des droits des femmes en Afrique » s’ouvre à Bamako, la Coalition réitère son appel en faveur de l’adoption du projet de Code dans les plus brefs délais, sans appauvrissement des dispositions qui tendent vers une mise en conformité de la législation malienne avec les obligations internationales et régionales auxquelles a souscrit le pays.

En effet, malgré la ratification par le Mali de la Convention des Nations unies sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes en 1985, du Protocole à la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples relatif aux droits des femmes en 2005, ainsi que de la Convention des Nations unies relative aux droits de l’enfant en 1990, le cadre législatif malien continue à violer les droits fondamentaux des femmes.

« L’adoption du Code, tel que formulé lors de la première lecture, représenterait un premier pas fondamental vers le respect par le Mali de ses obligations internationales et des droits universels des femmes » a déclaré Souhayr Belhassen, Présidente de la FIDH, « En aucun cas, l’adoption du Code doit se faire au détriment de son contenu », a-t-elle ajouté.

Enfin, la Coalition souligne l’importance de la mise en place par le gouvernement malien de programmes de sensibilisation au profit de la population visant à expliquer le contenu du projet de Code et à dissiper les incompréhensions.

Tuesday 15 June 2010

Mali: Call for urgent adoption of the new Family Code without weakening of its provisions

The NGOs gathered during the NGO Forum preceding the 47th session of the African Commission on Human and Peoples in Banjul in May 2010, express their concerns

VERSION FRANÇAISE

We, NGOs gathered during the NGO Forum of the African Commission on Human and Peoples' Rights (ACHPR) and actors of the campaign "Africa for the rights of women: ratify and respect," express our deep concerns regarding the non-enactment of the new Malian Family Code, following the decision of the President, on August 26, 2009 to send the law back to Parliament for a second reading. We strongly regret that nearly one year after this decision, the second reading has yet to take place and that insufficient action has been taken to facilitate its understanding of and acceptance by some groups of the Malian population.

The new Family Code, as adopted by the National Assembly on August 3, 2009, reflects many years of consultation and debate between a range of actors within Malian society. The adoption of this text, which provides some crucial guarantees for Malian women's universal rights, would constitute a fundamental first step towards bringing Malian laws into compliance with international and regional standards, in accordance with Mali's obligations under the UN Convention on the Elimination of All Forms of Discrimination against Women, ratified by Mali in 1985, the Protocol to the African Charter on Human and Peoples' Rights on the Rights of Women in Africa, ratified in 2005, and the UN Convention on the Rights of the Child, ratified in 1990.

We are thus deeply concerned that the enactment of this legislation, which is fundamental for the protection of the rights of Malian women, is in suspense. Violations of Malian women's human rights are favored by this legislative gap. We stress the urgent need to adopt such a code in Mali and call upon the Republic of Mali to address this legislative gap, by ensuring that the second reading takes place without further delay and that the Family Code is enacted in its present form, without weakening of any of its provisions.

We hope that the Malian authorities will, thus, demonstrate their commitment to promote women's rights in Mali.

Mali : Appel à l'adoption urgente du Code des personnes et de la famille sans appauvrissement de ses dispositions

Les ONG réunies lors du Forum des ONG précédant la 47ème session de la Commission africaine des droits de l'Homme et des peuples, à Banjul en mai 2010, expriment leurs préoccupations

ENGLISH VERSION

Nous, ONG réunies lors du Forum des ONG de la Commission africaine des droits de l'Homme et des peuples (CADHP) et acteurs de la campagne « L'Afrique pour les droits des femmes : ratifier et respecter », exprimons nos préoccupations concernant la non-adoption au Mali du Code des personnes et de la famille, suite à la décision du Président, le 26 août 2009, de le renvoyer devant l'Assemblée nationale pour une seconde lecture. En effet, nous déplorons que, près d'un an après cette décision, la deuxième lecture n'ait toujours pas eu lieu et qu'aucun acte significatif pour faciliter la compréhension et l'acceptation de ce texte par certaines franges de la population malienne n'aient été, à ce jour, mis en œuvre.

Le texte du Code des personnes et de la famille, tel qu'adopté par l'Assemblée nationale le 3 août 2009, avait fait l'objet de longues années de réflexion et de concertation entre les différents acteurs de la société malienne. L'adoption de ce texte, qui dispose de garanties cruciales concernant les droits universels des femmes maliennes, représenterait un premier pas fondamental vers la mise en conformité de la législation malienne avec les obligations internationales et régionales auxquelles a souscrit le Mali, en ratifiant la Convention des Nations unies sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes en 1985, le Protocole de la Charte africaine des droits de l'Homme et des peuples relatif aux droits des femmes en 2005, ainsi que la Convention des Nations unies relative aux droits de l'enfant en 1990.

Il est désolant que ce texte, indispensable pour faire valoir les droits des Maliennes, soit ainsi mis en suspens. Les violations des droits humains des femmes maliennes restent favorisées par ce déficit législatif. Insistant sur l'urgence de l'adoption d'un tel Code au Mali, nous demandons que la République du Mali s'engage véritablement à remédier à ce déficit législatif et appelons à ce que le Code des personnes et de la famille soit promulgué, en l'état, dans les plus brefs délais, sans appauvrissement de ses dispositions telles qu'adoptées en première lecture.

Nous espérons que les autorités maliennes manifesteront ainsi leur volonté de promouvoir les droits des femmes maliennes.

Monday 14 June 2010

ACHPR: Resolution on the Prevention of Women and Child Trafficking in South Africa during the 2010 World Cup Tournament

Link to the the resolution on the ACHPR website

The African Commission on Human and Peoples’ Rights, meeting at its 47th Ordinary Session held in Banjul, The Gambia, from 12 to 26 May 2010

Recalling that the right of women and children to be protected from trafficking has been explicitly recognized in Section 4 of the Protocol to the African Charter on Human and Peoples’ Rights on the Rights of Women in Africa, Section 29 of the African Charter on the Rights and Welfare of the Child, Section 6 of the Convention on the Elimination of All Forms of Discrimination Against Women, and Section 35 of the Convention on the Rights of the Child;

Recalling that the United Nations Convention Against Transnational Organized Crime was adopted in 2000 and entered into force in 2003 to promote cooperation, as well as prevent and combat transnational organized crime more effectively, and that the Protocol to Prevent, Suppress and Punish Trafficking in Persons, Especially Women and Children, supplementing the United Nations Convention Against Transnational Organized Crime, was adopted in 2000 and entered into force in 2003 to address all aspects of trafficking in women and children specifically;

Recognizing that human trafficking is a global challenge that necessitates a global response and that the right to be protected from trafficking is also protected by other international and regional Conventions and Covenants which protect the rights to life, integrity and security of the person, and offer protection against slavery and forced labour;

Concerned that the 2010 World Cup in South Africa may increase the trafficking in women and children for sexual purposes and other forms of human rights abuses in South Africa and the neighboring countries;

Recalling that South Africa ratified the United Nations Convention Against Transnational Organized Crime and its Protocol to Prevent, Suppress and Punish Trafficking in Persons, Especially Women and Children in 2004;

Welcoming the introduction of the Prevention and Combating of Trafficking in Persons Bill before the South African Parliament to combat trafficking in persons by prosecuting those involved in trafficking, providing appropriate sentences and measures for the prevention of trafficking and assistance of its victims;

Noting that the South African law could be relied upon to prosecute trafficking in persons, including the Criminal Law (Sexual Offences and Related Matters) Amendment Act of 2007, the Children’s Act of 2005, the Immigration Act of 2002, the Domestic Violence Act of 1998, the Prevention of Organized Crime Act of 1998, the Basic Conditions of Employment Act of 1997, the Intimidation Act of 1982, and common law prohibitions against rape, kidnapping, indecent assault, abduction, murder, assault with intent to cause grievous bodily harm, common assault, and extortion:

Urges the Parliament of South Africa to expedite the enactment of the Prevention and Combating of Trafficking in Persons Bill and implement its provisions, in accordance with the Protocol to Prevent, Suppress and Punish Trafficking in Persons, Especially Women and Children;

Urges the Government of South Africa to increase awareness among all levels of government of their obligations under the provisions under domestic and international law;

Calls on the Government of South Africa to put into place mechanisms and prevention strategies to address commercial sexual exploitation and human trafficking of women and children;

Calls on the Government of South Africa to put into place and support initiatives aimed at assisting victims of trafficking and commercial sexual exploitation;

Urges the Government of South Africa to intensify cross-border cooperation with the neighboring countries and to ensure an integrated and efficient approach to prosecute traffickers.

Done in Banjul, The Gambia, 26 May 2010.

Saturday 12 June 2010

Call for Signatures - Petition for Peace & Implementation of SC Res 1325

Link to Sign Petition Online.

Women and girls hardly ever fight the world's wars, but they often suffer the most. Increasingly, they are the direct targets of fighting, when sexual violence is deliberately used as a tactic of warfare.

And yet fewer than 10 percent of the people who negotiate peace deals are women, and only about three dozen individuals have been convicted and jailed by international war crimes tribunals for committing or commanding widespread sexual violence.

Sexual violence in conflict is NOT inevitable. It can be stopped.

Ten years ago, in its landmark resolution 1325, the United Nations Security Council called for women's full and equal participation in all elements of peacemaking, and for prevention of this kind of violence. But implementation of this historic resolution has been too slow. Make Women Count for Peace

Add your name to this petition and ask your government to support three steps to implement Security Council resolution 1325:

  • Prosecute those who command and/or commit sexual violence and exclude them from armies and police forces after conflict.
  • Ensure that women participate in peace negotiations and all post-conflict decision-making institutions.
  • Increase the number of women in troops, police forces and civilians within international peacekeeping efforts.

http://www.saynotoviolence.org/make-women-count-for-peace

Wednesday 24 March 2010

Study reveals human trafficking as a serious problem in South Africa

Source: Human Sciences Research Council

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Friday 19 March 2010

RDC : Rapport de l'ASADHO sur la situation des femmes et enfants congolais vivant dans la « Cité de l’Espoir ».

A l'occasion de la Journée Internationale de la Femme, l'ASADHO a publié un rapport le 8 mars 2010, pour attirer l'attention des autorités et de l'opinion publique sur les conditions de vie déplorables des sinistrés d'un des quartiers de Kinshasa appelé 'Cité de l'Espoir"

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Landmark case secures victory for Swaziland women's land rights

For the first time in the history of Swaziland, women married under community of property will now be able to have “immovable property, bonds, and other real rights” registered in their name.

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Sudan: Justice Elusive for Rape Victims

The high burden of proof makes it almost impossible for them to win their cases.

By Tajeldin Abdhalla Adam, Assadig Musa, Simon Jennings and Katy Glassborow in Hilversum (AR No 250, 12-Mar-10)
Source : Institute for Peace and War Reporting

Lawyers from Darfur say antiquated laws and weak investigations make it virtually impossible for rape victims to get justice in Sudan.

They say rape has been used as a tool of war in Darfur, and laws need to be amended so that women do not have to prove that they were to blame for the attack.

The tragic tale of one 16-year-old girl, who was raped in March 2006, illustrates how difficult it can be to bring perpetrators of sexual violence to justice.

Musaahat Mohammed Ali, head of the girl's legal team, says she was raped on the road from Nyala to El-Fashir, when her bus was hijacked by a group of armed men. The men allegedly beat the passengers and took the girl to some nearby woods to rape her.

Although the armed men were subsequently arrested, and a case brought against the suspects, the court ultimately ruled that there was not sufficient evidence to deliver a guilty verdict. Following an unsuccessful appeal, all the suspects were released.

Mohammed Ali explains that the case was thrown out because Sudan's criminal law requires there to be four male witnesses in order to prove that the alleged rape was not consensual sex.

He says that the medical report, which the girl was able to obtain shortly after the rape, was not admitted as evidence.

Other circumstantial evidence was also disregarded, such as the psychological state of the victim; and the claims that the bus was hijacked and the girl taken away into the forest.

Victims say that it is impossible to find four male witnesses who are willing to testify in a rape case.

One woman from Jebel Marra, who was raped recently by three men dressed in army uniform, says people are often too scared to intervene.

“One man came from a neighbouring house to help, but the man standing guard in the doorway shot him in the leg,” she said. “After the attack, the local sheik called the village together and asked why no-one had helped me. Everyone said they heard my cries but were afraid that if they came, they would be hurt.”

Lawyers say that one of the problems with Sudan's rape laws is that the crime is seen as no different to adultery or sodomy.

"Rape, sodomy and adultery are bundled together in one article,” Mohammed Ali said. “The evidence needed for an adultery crime is also the evidence which is needed for a rape.”

Sudanese law defines rape as “sexual intercourse, by way of adultery, or sodomy, with any person without his consent”.

Rasha Saraj, a lawyer from Nyala in Darfur, points out that this definition creates confusion about whether a crime should be classed as rape or adultery.

“If you fail to get a conviction for rape... the woman could be convicted of having committed adultery,” she said.

David Donat Cattin, director of the international law and human rights programme at Parliamentarians for Global Action, says that a woman who accuses a man of raping her could be charged with libelling him if the rape case is thrown out.

“This evidentiary burden is a double sword,” Cattin said. “On the one hand it... makes rape impossible to prove, and on the other hand it damages the victim again. There is no law in the world where this level of corroboration is required.”

Adrienne Fricke, a researcher for human rights group Refugees International, says that rape laws in Sudan draw their logic from Islamic sharia law, which historically sought to protect people accused of adultery from harsh punishment by requiring a high burden of evidence.

She said that other Islamic countries have taken steps to reform laws that penalise rape victims, such as Pakistan, which in 2006 introduced amendments to allow rape to be considered distinct from the crime of adultery.

In order to kick-start proceedings, victims of rape in Sudan must register the attack at a police station and then fill out a so-called Form 8 incident report form at the hospital based on their injuries.

But Fricke argues that the Form 8 procedure is flawed, since it often takes the place of medical documentation, even though it is not nearly as detailed in the evidence it documents.

Moreover, injuries can only be assessed at hospitals in bigger cities. This makes it harder for victims who have been raped in rural areas to obtain justice. By the time they have travelled to a hospital, signs of their injuries may have disappeared altogether.

“The sooner they report a rape, the easier it is to find out if there is a scratch on their bodies and any sign of physical aggression,” Mohammed Ali said.

The confusion surrounding Form 8 means that evidence often gets lost, further hampering victims' efforts to achieve justice.

The woman from Jebel Marra, cited earlier in this article, said that she was given a Form 8 to fill in, but the police later took it back from her, on the grounds that they had not been able to arrest the suspects.

Darfur lawyer Saraj says that, even if a case is successfully reported and taken on by the police, there are major flaws in the investigations of sexual violence.

“There is no special unit to deal with rape cases at local police stations,” he said. “Those people who investigate the crime are not trained or specialised.”

Darfur lawyers have welcomed the International Criminal Court arrest warrant for Sudanese president Omar al-Bashir, which was issued last year and included one count of rape as a crime against humanity.

But they also recognise that international law on its own is not enough to bring justice to victims of rape in Darfur.

“In this condition of war we need new laws that can punish and deter perpetrators, and match our laws with international standards,” said Saraj, the lawyer from Nyala. “Unless this happens, local laws remain incapable of dealing with rapes.”

Defending the existing laws, Fathi Khalil, former head of the Sudan Bar Association and National Congress Party, NCP, loyalist, said, “There is no need to change the laws. Before you change them you have to have a good reason. If there is a necessity to change the laws, this is something we are ready to consider.”

The article was produced in cooperation with Radio Dabanga (http://www.radiodabanga.org/), a radio station for Darfuris run by Darfuris from the Netherlands.

Tajeldin Abdhalla Adam is a Radio Dabanga reporter and IWPR trainee. Assadig Musa is working with Radio Dabanga. Katy Glassborow and Simon Jennings are IWPR reporters in The Hague and producers of a radio show for Radio Dabanga about justice issues.

Monday 8 March 2010

International Women's Day 2010: Launch of the Dossier of Claims

“We demand respect for women's rights in Africa”

VERSION FRANÇAISE

8 March 2010 - On the occasion of International Women's Day and the first anniversary of the Campaign “Africa for Women's Rights: Ratify and Respect!”, over one hundred organisations publish their “Dossier of Claims”, addressed to the governments of the continent.

For the past year, the Campaign partner organisations, present in more than 40 countries, have been mobilising to call upon their governments to end the serious discrimination that continues to target women in Africa.

The Campaign, « Africa for women's rights », launched on 8 March 2009, is already resonating across the continent and some progress has been achieved, including the adoption of a law to increase the representation of women in political life in Burkina Faso, the prohibition on female genital mutilation in Uganda and the nomination of a Special Representative of the United Nations Secretary General on sexual violence in armed conflict.

“But we cannot forget that women continue to suffer daily violations of their fundamental rights,” stated Souhayr Belhassen, FIDH President. “Inequality before the law in relation to familial authority or access to inheritance, acts of sexual violence committed with complete impunity, obstacles to access to education...the persistence of such discrimination is evidence of the long road that we need to travel before women in Africa obtain equal rights”.

The Dossier of Claims is the outcome of investigations conducted by the Campaign partner organisations in their respective countries and reflects the situation of women’s rights in over thirty African countries. It contains key demands to eliminate discrimination and violence against women, including: the abolition of laws consecrating inferior status to women within the family or preventing them from having access to property; the criminalisation of sexual violence and the prosecution of perpetrators; as well as the ratification of international and regional women's rights protection instruments.

These “claims” are directed towards national governments, since strengthening respect of women’s rights is primarily a question of political will.

« With this Dossier of Claims, all the actors of the Campaign call upon African governments to take concrete and immediate measures to respect women's rights. We call upon them to RATIFY women’s rights protection instruments and to RESPECT them in law and practice », concluded the Campaign Steering Committee.

DOWNLOAD THE DOSSIER OF CLAIMS

DOWNLOAD THE PRESS KIT

Journée internationale des femmes 2010 : Lancement du Cahier d'exigences

« Nous exigeons le respect des droits des femmes en Afrique »

ENGLISH VERSION

Le 8 mars 2010 - A l'occasion de la Journée internationale des femmes et du premier anniversaire de la campagne « L'Afrique pour les droits des femmes: ratifier et respecter ! », une centaine d'associations africaines publient leur « Cahier d'exigences », adressé aux gouvernements du continent.

Depuis un an, les organisations partenaires de la campagne, présentes dans plus de 40 pays, se sont mobilisées pour appeler leurs gouvernants à mettre un terme aux graves discriminations dont souffrent encore aujourd'hui les femmes africaines.

La campagne « L'Afrique pour les droits des femmes »1, lancée le 8 mars 2009, a eu un retentissement important, et déjà, quelques progrès ont pu être observés. Citons par exemple l’adoption d’une loi pour augmenter la représentation des femmes dans la vie politique du Burkina Faso, la prohibition des mutilations génitales féminines en Ouganda ou la nomination d’une représentante spéciale du Secrétaire général des Nations unies sur les violences sexuelles dans les conflits armés.

« Mais ces quelques progrès ne doivent pas nous faire oublier que les femmes souffrent encore d'inacceptables violations de leurs droits les plus fondamentaux », précise Souhayr Belhassen, présidente de la FIDH. « Inégalités devant la loi concernant l'autorité familiale ou l'accès à l'héritage, violences sexuelles commises en toute impunité, difficultés d'accès à l'éducation... la persistance de telles discriminations montre le chemin qui reste à parcourir pour que les femmes d'Afrique puissent accéder à une égalité de droit », a-t-elle poursuivi.

Fruit des enquêtes menées par les organisations de la campagne dans leurs pays respectifs, le Cahier d'exigences témoigne de la situation des droits des femmes dans trente et un pays africains, et formule des revendications clés pour éliminer les discriminations et les violences à leur égard, telles que l'abrogation de lois consacrant le statut inférieur de la femme dans la famille ou l'empêchant d'accéder à la propriété; la criminalisation des violences sexuelles et la poursuite des auteurs; ainsi que la ratification des instruments internationaux et régionaux de protection des droits des femmes.

Ces « exigences » s'adressent aux autorités gouvernementales de chaque pays, car renforcer le respect des droits des femmes est avant tout une question de volonté politique.

« Par ce présent Cahier d'exigences, tous les acteurs de la campagne « L'Afrique pour les droits des femmes! » appellent les gouvernements africains à des gestes concrets et immédiats pour garantir le respect des droits des femmes, notamment à RATIFIER les instruments de protection des droits des femmes et à les RESPECTER dans leur intégralité », a conclu le Comité de pilotage de la campagne.

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Sunday 7 March 2010

Journée internationale des femmes 2010/ Jeune Afrique/ "Droits des femmes : une si longue liste de violations"

Officialisée en 1977 par l'ONU, la journée internationale des droits des femmes est célébrée ce 8 mars. L'occasion pour la FIDH de communiquer sur une action inédite qu'elle a lancée il y a un an, en mobilisant l’ensemble de ses ligues nationales et cinq organisations régionales, Femmes, droits et développement en Afrique (Wildaf/Feddaf ), Femmes Africa Solidarité (FAS), Women’s Aid Collective (WACOL), Women and Law in Southern Africa (WLSA), Centre africain pour la démocratie et les études des droits de l’homme (ACDHRS), soit une centaine d’associations dans plus de 40 pays du continent. Les travaux menés aboutissent aujourd’hui la publication d’un « Cahier d’exigences » : des fiches qui scrutent, pour 31 pays du continent, l’état des droits des femmes, leurs principales violations ainsi que les avancées les plus importantes, tout en présentant des recommandations chiffrées.

LIRE L'ARTICLE

Journée internationale des femmes 2010 : La Campagne sur France Infos

"Les 24 heures des droits des femmes"

Il y a un an, la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme lançait une campagne "L’Afrique pour le droit des femmes". Douze mois plus tard, le bilan souligne encore bien des lacunes.

ECOUTEZ L'EMISSION

Friday 5 March 2010

Cahier d'exigences : Sénégal

Respecter ! Malgré la ratification par le Sénégal des principaux instruments internationaux et régionaux de protection des droits humains des femmes, force est de constater qu’un nombre important des dispositions de ces instruments n’est respecté ni en droit interne, ni dans la pratique.
La Coalition de la campagne est particulièrement préoccupée par : la persistance de dispositions législatives discriminatoires, en particulier dans le Code de la famille; les violences à l’égard des femmes, y compris les pratiques traditionnelles néfastes, telles que les mariages précoces et forcés et les mutilations génitales féminines (MGF) ; leur accès limité à la propriété foncière, à l’éducation, à la prise de décision et à la santé.

QUELQUES AVANCÉES...
La Coalition de la campagne reconnaît quelques développements positifs pour le respect des droits des femmes au cours des dernières années, tels que :

  • La nomination de femmes à des postes à haute responsabilité, notamment au niveau du secteur de la justice. Cependant les femmes demeurent largement sous-représentées dans les affaires publiques et politiques (voir ci-dessous).
  • L’adoption, en janvier 1999, de la loi modifiant le Code pénal et réprimant plus sévèrement les violences faites aux femmes. Cette loi définit et sanctionne de nouveaux crimes : l’inceste, le viol, le harcèlement sexuel : l’excision et les violences conjugales. Cependant la Coalition de la campagne dénonce l’incompatibilité des peines prévues, à savoir des travaux forcés, avec le Pacte international relatif aux droits civils et politiques ratifié par le Sénégal en 1978.
  • L’élaboration en 2005 de la Stratégie Nationale pour l’Egalité et l’Equité de Genre, s’étendant jusqu’en 2015, articulée autour de la valorisation de la position sociale de la femme et le renforcement de ses potentialités, ainsi que de la promotion économique des femmes en milieux rural et urbain, et la mise en place d’ateliers d’échange et de sensibilisation.

MAIS LES DISCRIMINATIONS ET LES VIOLENCES PERSISTENT


Dans la Loi
La législation sénégalaise demeure profondément discriminatoire, notamment dans le domaine de la famille. De nombreuses dispositions au sein du Code de la famille de 1972, demeurent discriminatoires:

  • L’autorité maritale et parentale : Selon l’article 152, le mari a le statut de chef de famille et le pouvoir sur le ménage et les enfants. Selon l’article 277, “Durant le mariage l’autorité parentale est exercée par le père en qualité de chef de famille”. Il est également prévu que le choix de la résidence du ménage appartienne au mari, la femme étant tenue d’y habiter avec lui et lui de l’y recevoir (art. 153). Selon l’article 3, “L’enfant légitime porte le nom de son père. En cas de désaveu, il prend le nom de sa mère”. Selon l’article 4, “L’enfant naturel porte le nom de sa mère. Reconnu par son père, il prend le nom de celui-ci”.
  • Le mariage : Dans le cadre du mariage, la femme est sujette à de nombreuses mesures discriminatoires, à commencer par l’âge minimum légal de mariage, qui selon l’article 111, “ne peut être contracté qu’entre un homme âgé de plus de 18 ans et une femme âgée de plus de 16 ans”. Une femme ne peut se remarier qu’à l’expiration d’un délai de viduité de 300 jours à compter de la dissolution du précédent mariage (art. 112). L’autorisation du paiement d’une dot par le mari (art. 132), favorise le sentiment de propriété à l’égard de l’épouse. Aussi, bien que l’article 110 prévoit qu’il y a prohibition de mariage entre beau-frère et belle-sœur, il autorise le lévirat et le sororat lorsque l’union qui provoquait l’alliance se trouve dissoute par le décès. Enfin, l’article 133 autorise la pratique de la polygamie. Selon l’article 375, les charges du ménage pèsent à titre principal sur le mari. En matière de régimes matrimoniaux, si le régime dotal s’applique, selon l’article 385, les biens donnés à la femme lors de son mariage par d’autres personnes que son conjoint et soumis au régime dotal (immeubles, valeurs mobilières déposées à la banque, animaux) sont remis au mari. Il les administre, pendant le mariage, “en bon père de famille”.


Dans la pratique
• Violences
Bien que l’article 320 du code pénal de 1999 punisse le viol, il n’est considéré que comme simple délit et non comme un crime. Par ailleurs, en dépit de la loi interdisant la pratique de l’excision sous toutes ses formes (loi N°99 05 de 1999), l’excision demeure très pratiquée (28 % des femmes disent en être victimes sur la période 2002-2007), faute de mesure de sensibilisation. Il en est de même pour les violences conjugales, reconnues et punies depuis 1999, mais socialement toujours acceptées, et dont la prohibition reste encore inconnue d’un grand nombre de femmes. Les mariages forcés, interdits selon l’article 108 du Code de la famille, ainsi que les mariages précoces sont toujours pratiqués au Sénégal. En outre, les mariages religieux sont toujours très répandus en milieu rural, par méconnaissance et manque d’accès aux mariages civils. Cette persistance des mariages en dehors du cadre légal creuse les discriminations entre hommes et femmes notamment en cas de divorce, délaissant les femmes sans droit de garde de leurs enfants ou de pension du mari.

• Obstacles à l’accès à la propriété foncière
Bien que le Code de la famille de 1972 attribue un accès égal à la terre aux hommes et aux femmes, l’application de la coutume fait obstacle à l’égalité dans la pratique. La tradition empêche les femmes d’hériter de terres, tout comme elle permet aux maris de s’opposer à leur acquisition de terres.

• Obstacles à l’accès à l’éducation
Bien que la loi instaure une obligation scolaire des enfants de 6 à 16 ans dispensée gratuitement dans les établissements publics (loi 2004-37 de 2004), les données statistiques mettent en avant une insuffisance dans son application. En plus d’une notable sous-scolarisation avec un taux de fréquentation de l’école primaire de 58 %, 57 % des adultes restent analphabètes, dont une majorité de femmes, défaut de scolarisation expliqué en partie par des motifs économiques et la persistance des mariages précoces. En effet, les jeunes filles sont souvent obligées de travailler pour subvenir aux besoins de la famille.

Obstacles à l’accès à la santé
L’accès aux soins notamment prénataux et postnataux reste largement insuffisant notamment en raison des coûts élevés. L’important taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans illustre cette déficience, atteignant près de 12 % en 2007.

Sous-représentation dans la vie publique et politique
Lors des dernières élections législatives de juin 2007, 33 femmes sur 150 députés ont été élues, soit 22 %. Depuis les élections d’août 2007, le Sénat compte seulement 40 femmes sur 100 sénateurs ; 37 ont été désignées par le Président de la République (sur 65 sénateurs nommés) et 3 ont été élues (sur 35). À ce jour, il n’existe pas de projet de loi tendant à l’institution de la parité. Par ailleurs, malgré l’ouverture des corps de gendarmerie et de douane depuis 2007, l’accès des femmes à la douane n’est toujours pas effectif.

LA COALITION DE LA CAMPAGNE DEMANDE AUX AUTORITÉS DU SÉNÉGAL DE :

  • Réformer toutes les dispositions discriminatoires du droit interne, en conformité avec la CEDAW et le Protocole de Maputo, et notamment les dispositions du Code de la famille concernant le pouvoir marital, l’autorité parentale, le choix de résidence, la propriété, le divorce, l’âge minimum de mariage, le lévirat, le sororat et la polygamie.
  • Renforcer les lois et politiques pour lutter contre les violences à l’égard des femmes et soutenir les victimes, notamment et adoptant une loi spécifique criminalisant toutes formes de violence ; en renforçant l’accueil et le soutien aux femmes victimes de violences (services adaptés, création de structures d’accueil); en favorisant leur accès à la justice, par la mise en place de services d’écoute téléphoniques gratuits, de formation du personnel judiciaires, services de police et médicaux spécialisés et de services d’aide juridique ; et en mettant en place des programmes de sensibilisation de la population.
  • Renforcer les mesures visant à améliorer l’accès des femmes à l’éducation et à la formation en instaurant un mécanisme strict de suivi de l’éducation primaire des filles afin d’assurer leur maintien à l’école, notamment dans les zones rurales.
  • Renforcer les mesures visant à améliorer l’accès des femmes à la santé, en portant une attention particulière à la situation des femmes en zones rurales.
  • Renforcer l’accès des femmes à des postes de prise de décision, notamment en adoptant des mesures spéciales temporaires, tel qu’un système de quotas avec pour but l’atteinte de la parité.
  • Mettre en place des programmes de sensibilisation aux droits des femmes auprès de la population, afin d’éliminer les stéréotypes et traditions discriminatoires.
  • Mettre en œuvre toutes les recommandations émises par le Comité CEDAW en 1994 et toujours non appliquées à ce jour et soumettre le 3e rapport périodique au Comité CEDAW, dû depuis plus de 10 ans.

PRINCIPALES SOURCES

  • Points focaux : ONDH, Wildaf-Sénégal, SWAA Sénégal, RADDHO
  • UNICEF, “Situation des enfants dans le monde en 2009”
  • UNICEF, “L’excision au Sénégal”, août 2008


LES POINTS FOCAUX DE LA CAMPAGNE AU SÉNÉGAL

L’Organisation Nationale des Droits de l’Homme (ONDH) L’ONDH est une association de défense des droits humains fondamentaux, créée en 1987, indépendante de tout pouvoir politique, économique ou religieux. Ses activités dans le cadre de la défense des droits des femmes comprennent une assistance judiciaire aux femmes victimes de violences ; des actions de plaidoyer et des formations régulières en droits humains.

www.ondh-radiab.org

WILDAF Sénégal Le WILDAF-Sénégal fait partie du réseau panafricain WILDAF. Basé à Dakar, il a été créé en 1992. Parmi ses principales activités figurent : l’organisation de programmes de sensibilisation ; des campagnes pour la parité hommes/femmes dans les organes décisionnaires; ainsi que la sensibilisation, l’orientation et l’aide aux victimes de violences.

www.wildaf-ao.org

Society for Women Against AIDS in Africa (SWAA Sénégal)

La SWAA, créée 1988 à Harare (Zimbabwe), est une ONG regroupant 33 pays africains dans la lutte contre le sida. La section sénégalaise de la SWAA est née en 1989. Elle s’est engagée dans le processus de contrôle de l’infection à VIH au Sénégal en menant des activités d’information, d’éducation, de formation de conseil, de recherche, ainsi que de plaidoyer.

www.swaainternational.org

Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme (RADDHO) La RADDHO, ONG laïque et non partisane, créée à Dakar en 1990, a pour but de promouvoir, défendre et protéger les droits de l’Homme au Sénégal et en Afrique. Elle veille au respect de la vie et de la dignité humaine, promeut le plein exercice de la citoyenneté, notamment l’égalité effective des droits entre citoyens, et contribue à la consolidation de l’Etat de droit et de la démocratie en Afrique.

www.raddho.africa-web.org

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Cahier d'exigences : Niger

Ratifier ! Si le Niger a ratifié la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDAW) il y a plus de 10 ans, il y a émis de nombreuses réserves, qui vont jusqu’à vider cet engagement de son sens. De plus, le Niger n’a toujours pas ratifié le Protocole à la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples relatif aux droits des femmes en Afrique (Protocole de Maputo).

Respecter ! La Coalition de la campagne demeure particulièrement préoccupée par : la superposition de différentes sources de droit créant une insécurité juridique; l’absence de réglementation en matière de mariage et de divorce; les pratiques traditionnelles néfastes telles que les mariages précoces et forcés et les mutilations génitales féminines; la traite des femmes et des filles; et l’accès limité des femmes à l’éducation, au marché du travail et à la justice.

QUELQUES AVANCÉES...

La Coalition de la campagne reconnaît plusieurs développements positifs relatifs aux droits des femmes au Niger au cours des dernières années, tels que :

  • L’adoption en juin 2006 de la loi sur la Santé de la reproduction, relative à l’amélioration des soins et des services de santé en matière de reproduction et de sexualité, bien qu’interdisant l’interruption volontaire de grossesse, excepté en cas de danger vital pour la femme enceinte, ou de risque d’affection grave de l’enfant à naître.
  • La loi de 2000 sur le quota de femmes dans la vie politique, augmentant la proportion des femmes au sein du parlement nigérien de 1,2 % (soit 1 femme sur 83 députés) à 12,3 % (soit 14 femmes sur 113 députés) entre l’élection de 1999 et celle de 2004. Toutefois, ces proportions restent très faibles et le gouvernement et l’administration eux mêmes sont restés en deçà des minimas fixés par la loi (seulement 6 femmes sont ministres sur 27 membres du gouvernement, soit 23,07 %).
  • L ’adoption en 2008, par le ministère de la Promotion de la femme et de la protection de l’enfant d’une Politique nationale de genre, afin de lutter contre les discriminations à l’égard des femmes.


MAIS LES DISCRIMINATIONS ET LES VIOLENCES PERSISTENT

Dans la Loi

Une insécurité juridique particulièrement préjudiciable aux droits des femmes est due à la multiplicité de sources de droit reconnues par la Constitution du Niger : le droit législatif, le droit coutumier et le droit religieux (islamique). Aucune décision judiciaire n’a été publiée depuis 1996. Parmi les nombreuses législations discriminatoires qui persistent au Niger, figurent :
– Dans le domaine de la famille : Un Code de la famille reste en cours d’élaboration depuis 1976. Malgré des amendements apportés à la Loi réglementant certains aspects du droit de la personne et de la famille selon les règles coutumières (Loi n° 62-11), plusieurs dispositions discriminatoires en matière de divorce, de garde des enfants et de succession persistent. La polygamie est autorisée, tout comme la répudiation, bien que le projet de Code de la famille envisage son interdiction.
– La Loi sur la nationalité interdisant la transmission de nationalité d’une nigérienne à son mari étranger.
– Le Statut général de la fonction publique qui empêche les femmes d’avoir accès à certaines institutions.

Dans la pratique

• Violences
Faute d’âge minimum de mariage, les mariages précoces et forcés sont très répandus.

Une jeune fille de 15 ans inscrite en classe de 5e a été retirée de force de l’école et mariée à un riche commerçant. Pour convaincre les parents de la fillette, le prétendant avait fait la promesse de laisser la jeune fille vivre chez ses sœurs jusqu’à l’âge de 17 ans. Mais deux semaines après la célébration du mariage le commerçant est allé récupérer la jeune fille et l’a violée avant de la reconduire chez ses parents. Cas documenté par l’ANDDH

Bien que les mutilations génitales féminines (MGF) (art. 232-1 de la loi de 2003) soient punies d’une amende et d’une peine d’emprisonnement, et qu’il soit estimé qu’entre 1998 et 2006 leur pratique chez les femmes de 15 à 49 ans a diminué de moitié (5 % à 2,2 %), il reste des disparités ethniques et régionales, au détriment du Tillabéri, de la Communauté urbaine de Niamey et de Diffa, partie occidentale du Niger, où 66 % des femmes en sont victimes. L’esclavage, touchant en 2002 environ 870 000 personnes, demeure répandu bien que criminalisé en 2003.

Le 27 octobre 2008, la Cour de justice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a rendu un arrêt tenant la République du Niger “responsable de l’inaction” de ses services administratifs et judiciaires, dans l’affaire Adidjatou Mani Koraou. Saisie pour la première fois pour une affaire d’esclavage, cette instance a estimé que les juges nigériens n’avaient pas rempli leur mission de protection de la victime. La victime avait été vendue comme cinquième épouse à l’âge de 12 ans pour 240.000 francs CFA (366 euros). Cet arrêt historique ouvre la voie de la contestation en justice de ces pratiques non suffisamment combattues par les autorités.

Concernant la traite des femmes, un phénomène récent, le “Hadj à crédits”, selon lequel les femmes sont envoyées par leur famille en Arabie Saoudite pour subvenir aux coûts du pèlerinage (Hadj), est particulièrement préoccupant.

Hadizatou a été vendue comme esclave à un homme qui a abusée d’elle et lui a fait plusieurs enfants, tout en l’obligeant de travailler pour lui aux champs sans aucune rémunération. Cas documentés par l’ONG Dimol

• Obstacles à l’accès à l’éducation et à l’emploi
Victimes de descolarisations forcées dues aux mariages précoces et à l’incitation au travail domestique, les femmes approchaient un taux d’alphabétisation de 15,1 % contre 42,9 % chez les hommes en 2005.
Malgré les lois favorables à l’égalité des sexes en matière d’emploi, les femmes sont sous-représentées dans le secteur public et le secteur privé formel : en 2005, elles ne représentaient que 22,15 % des agents de la fonction publique.

• Obstacles à l’accès à la justice
Par manque d’information sur leurs droits et sur les lois qui les protègent, et en raison des coûts des procédures, les femmes ont un accès limité à la justice, renforcé par le manque de formation des personnels de police et judiciaires. Aussi, les textes islamiques sont souvent interprétés au détriment des droits des femmes.

LA COALITION DE LA CAMPAGNE DEMANDE AUX AUTORITÉS DU NIGER DE :

  • Réformer l’ensemble des lois discriminatoires, en conformité avec la CEDAW, notamment le Code de la Famille, la Loi sur la nationalité et le Statut général de la fonction publique.
  • Harmoniser le droit statuaire, droit coutumier et religieux avec les dispositions de la CEDAW.
  • Prendre des mesures visant à combattre toutes les formes de violences à l’égard des femmes, y compris des actions de sensibilisation des populations; des programmes de formation à l’intention des représentants de l’État, des membres du pouvoir judiciaire et des professions de santé et des travailleurs sociaux; des mesures destinées à assurer aux victimes un soutien juridique, médical et psycho-social; ainsi que la poursuite en justice et la sanction des auteurs d’actes de violence contre des femmes.
  • Intensifier des efforts pour lutter contre la traite, le travail forcé et l’exploitation sexuelle des femmes et des filles, y compris l’adoption d’une législation spécifique, la poursuite en justice et la condamnation des auteurs de ces crimes et l’adoption de mesures de réhabilitation des victimes.
  • Prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir l’accès des filles et des femmes à l’éducation et à l’emploi, y compris la garantie d’une scolarisation obligatoire et gratuite jusqu’à 15 ans; la prise de mesures pour favoriser l’inscription des filles dans l’enseignement supérieur; l’élimination des stéréotypes concernant les rôles de la femme et de l’homme dans les programmes scolaires; la prise de mesures pour favoriser l’alphabétisation des femmes, en particulier dans les zones rurales ; l’adoption si nécessaire d’un mécanisme de quota afin de favoriser l’accès des femmes à l’emploi dans tous les secteurs.
  • Prendre des mesures pour assurer l’accès des femmes à la justice, la vulgarisation de ces textes de manière à les rendre accessibles à toute la population, notamment en milieu rural; la création de structures dédiées à l’assistance juridique ainsi que des aides financières pour permettre aux victimes de violences et de discrimination de saisir la justice.
  • Lever toutes les réserves émises à la CEDAW et accélérer le processus de ratification du Protocole de Maputo.
  • Mettre en œuvre toutes les recommandations émises par le Comité CEDAW en mai 2007, qui à ce jour, dans leur grande majorité, restent sans suite.



PRINCIPALES SOURCES
– Points focaux : ANDDH, Dimol, CONGAFEN
– Liste des préoccupations de la FIDH et de l’ANDDH soumises au Comité CEDAW, 2007, www.fidh.org
– Recommandations du Comité CEDAW, juin 2007
– Timidria ONG
– L'OIF, genre.francophonie.org
– Le PNUD, www.undp.org/french/
– L’Union interparlementaire, www.ipu.org
– L’UNICEF, www.unicef.org



LES POINTS FOCAUX DE LA CAMPAGNE AU NIGER

Association Nigérienne pour la Défense des Droits de l’Homme (ANDDH)
L’ANDDH, ONG de défense des droits de l’Homme créé en 1991, a pour mission de protéger les libertés fondamentales, et de promouvoir la démocratie au Niger. Parmi ses actions figurent : ateliers de plaidoyer sur les droits des femmes; formations sur le Protocole de Maputo; campagnes de sensibilisation et assistance juridique. www.anddh-niger.org

“Dimol”, Santé de la reproduction pour une maternité sans risques L’ONG “Dimol” a été créée en févier 1998, avec pour mission de contribuer à la réduction des risques liés à la maternité par la prévention, la prise en charge précoce des cas et la réinsertion sociale. Ses activités comprennent : plaidoyer auprès des décideurs religieux et politiques, formations aux parlementaires, et campagnes de sensibilisation de masse sur le protocole de Maputo et la CEDAW. www.dimol.c.la

Coordination des ONG et Associations Féminines Nigériennes (CONGAFEN) La CONGAFEN, établie en 1995, a pour mission de coordonner les actions des ONG et associations œuvrant pour la promotion de la femme nigérienne. Le rôle de la CONGAFEN est de renforcer la collaboration entre ONG et associations féminines ; renforcer les capacités des structures membres ; et servir d’intermédiaire auprès de l’Etat et des partenaires. www.congafen.africa-web.org

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Dossier of Claims: Uganda

RATIFY! Although Uganda ratified the Convention on Elimination of all forms of Discrimination Against Women (CEDAW) in 1985, it is yet to ratify its Optional Protocol and has not ratified the Protocol to the African Charter on Human and Peoples’ Rights on the Rights of Women in Africa (Maputo Protocol).

RESPECT! The Coalition of the Campaign is particularly concerned about the following continued violations of women’s human rights in Uganda: persistent discriminatory laws and customs; physical violence; unequal access to property; and limited access to justice.

Some positive developments…

The Coalition of the Campaign acknowledges the recent adoption of several laws and policies aimed at improving respect for women’s rights, including:

• The adoption of the Female Genital Mutilation Act in December 2009, which criminalises female circumcision. The Act is expected to come into force in 2010.

• The adoption of the Domestic Violence Act in November 2009, criminalizing domestic violence.

• The adoption of the Anti-Trafficking in Persons Act in 2008, which prescribes penalties from 15-years to life imprisonment.

• The launch by the government in November 2009 of a Road Map aimed at reducing maternal mortality, however, this campaign is silent on unsafe abortions.

DISCRIMINATION AND VIOLENCE PERSIST

In Law

In Uganda statutory law is applied alongside customary and religious laws. While the Constitution of 1995 provides for equal rights between men and women (article33) and holds laws and customs that violate the constitutional guarantees on equality to be void (Article 33(6)); discriminatory statutory, customary and religious laws remain in force.

Discriminatory statutory laws include:

Property: According to the Succession Act, property is apportioned among the deceased’s family members according to fixed proportions and widows stand to inherit 15%. If there is more than one wife, the property is shared. Under Section 27 of the Succession Act, girls cannot inherit their father’s property. FIDA-U and other women’s rights organisations successfully petitioned the Constitutional Court to declare this provision unconstitutional, however, the Attorney General has yet to reform the Succession Act to address this issue.

Most areas of family law are currently regulated by discriminatory customary and religious laws, for example:

Marriage and divorce: Although under statutory law, the minimum legal age of marriage is 18 years for both men and women, according to customary law marriages are frequently arranged for minors, especially in rural areas. In 2004, it was estimated that 32% of girls between 15 and 19 years of age were married, divorced or widowed. Polygamy is authorised under customary and Islamic law and women in polygamous relationships have no protection in the event of dissolution of the union. In some ethnic groups, custom also provides for men to “inherit” the widows of their deceased brothers (levirat).

Custody of children: Although the Status of Children Act 1996 provides that both parents are responsible for supporting children, under customary law men have sole parental authority. A draft marriage and divorce law was presented to Parliament at the end of 2009. The draft law grants women the right to divorce spouses for cruelty, the right to choose their spouse and prohibits the practice of levirat. It also provides for equal division of property and finances in the event of divorce. However, the draft does not prohibit polygamy nor does it prohibit the “bride price” but only provides for it to be non-refundable. The proposed law would govern Christian, Hindu, and traditional marriages but not Muslim marriages. Thus many women in Uganda - where an estimated 12% of the population are Muslims - would be excluded from its application. Property: According to customary law, women do not have the right to own or inherit property.

In Practice

Although several laws have recently been enacted to improve the situation of women, their implementation is hindered by traditions and deeply entrenched patriarchal attitudes, especially in rural areas. Years of armed conflict in the northern parts of the country have also contributed to massive violations of women’s human rights.

Violence

There is widespread violence against women in Uganda and perpetrators benefit from generalised impunity, in part due to widespread social attitudes condoning such violence. Law enforcement officials rarely intervene in cases of domestic violence and wife beating is viewed as a husband’s prerogative. Rape is a serious problem in Uganda. Indeed, most rape cases are unreported and most recorded complaints are not investigated. In 2008, of the 477 rapes that police recorded, 115 were taken to court; there were no convictions. Rape was widely used as a weapon of war during the civil war since 1986. An undetermined number of women and girls were victims of abduction, rape and sexual slavery, perpetrated by rebel forces and the Ugandan People’s Defense Force (UPDF). Female genital mutilation (FGM) remains a common practice within the Sabiny Tribe, in the Kapchorwa district in the East and the Pokot ethnic group along the northeastern border.

Obstacles to access to education

Girls and boys have equal access to education in law, and they are represented almost equally in lower grades; however, the proportion of girls in higher school grades remains low, partly due to the fact that families traditionally favor boys when financially supporting their education. Parents’ inability to afford schooling correlates highly with the occurrence of child labor in rural areas. According to estimates in 2007, only 66 percent of females are literate compared with 82 percent of males. The drop-out rate of girls is higher due to other factors e.g. access to sanitary facilities, school-feeding, etc.

Obstacles to access to property

Although there are no laws preventing women from owning land in Uganda, the custom of male inheritance has resulted in the vast majority of women being excluded from land ownership. Whilst women do most of the agricultural work, it is estimated that they own only 7 percent of agricultural land. To counter this trend and curb the widespread dispossession of wives and widows, activists have campaigned for reforms to Uganda’s property laws to provide for spouses to be deemed co-owners of “family land,” ie. Land on which the married couple lives and depends. __ Obstacles to access to justice__ Ugandan women do not have adequate access to justice to claim, in particular as a result of inadequate information on their rights and laws protecting them, social pressure, cost of procedure and lack of training of law enforcement personnel trained on women’s rights.

THE COALITION OF THE CAMPAIGN CALLS ON THE AUTHORITIES OF UGANDA TO:

• Reform or abolish all discriminatory laws, in conformity with CEDAW.

• Take all necessary measures to enforce constitutional provisions rendering void discriminatory laws and customs, including implementation of campaigns to raise awareness of community and religious leaders on women’s rights.

• Ensure the full implementation of the Domestic Violence Act 2009 and the Female Genital Mutilation Act 2009, including by ensuring that victims of violence have access to immediate means of redress and protection and that perpetrators are prosecuted and punished; implementing training for law enforcement personnel, the judiciary and health workers; implementing public awareness campaigns and adopting a zero tolerance policy on all forms of violence against women.

• Eliminate all forms of discrimination with respect to the ownership, co-sharing and inheritance of land.

• Increase women’s access to education, including by expanding free education and addressing socio-economic and cultural factors that impede access to education.

• Take all necessary measures to ensure women’s access to justice, including by ensuring that women are aware of their rights and of mechanisms of access to justice; and providing access to free legal representation.

• Strengthen efforts to address stereotypical attitudes about the roles and responsibilities of women and men, including educational measures, awareness-raising and public education campaigns directed at women and men.

• Include women, from all ethnic groups, in national reconciliation and peace building initiatives, in accordance with UN Resolutions 1325 and 1820, and ensure that such initiatives include measures of accountability, redress and rehabilitation for women and girls who have been victims of violations.

• Ratify the Maputo Protocol and the Optional Protocol to CEDAW.

• Implement all recommendations issued by the CEDAW Committee, in August 2002.

Principal sources

• Focal Points: FHRI, FIDA-U

• Recommendations of the CEDAW Committee, August 2002

• AFROL, Gender profile, www.afrol.com

• Inter Parliamentary Union, www.ipu.org

• Wikigender, www.wikigender.org

THE CAMPAIGN FOCAL POINTS IN UGANDA

Foundation for Human Rights Initiative (FHRI) FHRI is an independent, non-partisan human rights NGO established in 1991. FHRIconducts human rights monitoring, promotes access to justice for poor and vulnerable groups and raises awareness. FHRI’s main activities on women’s rights include: promoting access to justice; providing pro-bono legal assistance to women victims of violations; and raising awareness on domestic violence and women’s rights. www.fhri.or.ug

Association of Women Lawyers in Uganda (FIDA-U) FIDA-U is an independent, non-partisan, non-profit making civil society organization, composed of Ugandan women lawyers, which aims to achieve observance of the law, human rights and gender equality. www.fidauganda.org

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Cahier d'exigences : Burkina Faso

Respecter ! Malgré la ratification par le Burkina Faso des principaux instruments internationaux et régionaux de protection des droits humains des femmes, force est de constater que les dispositions de ces instruments ne sont souvent pas respectées, ni en droit interne, ni dans la pratique.

La Coalition de la campagne est particulièrement préoccupée par : la persistance de dispositions législatives discriminatoires ; les pratiques traditionnelles néfastes, telles que les mariages précoces et forcés et les mutilations génitales féminines ; l’accès limité des femmes aux postes à responsabilité ; et le non-respect du droit des femmes à la propriété et à la justice.

QUELQUES AVANCÉES...

La Coalition de la campagne se félicite de l’adoption par l’Assemblée nationale du Burkina Faso en avril 2009, à la suite d’une mobilisation importante de la société civile, d’une loi sur les quotas de représentation des femmes sur les listes électorales, imposant à chaque regroupement ou parti politique de présenter une liste de candidats comprenant au moins 30 % de femmes pour les élections municipales et législatives. Les contrevenants verront leurs financements amputés de 50 %.

Cette nouvelle loi devrait contribuer à l’amélioration de la participation des femmes à la vie politique du pays, qui jusque là demeure largement dominée par les hommes. En effet, malgré la progression du nombre de femmes siégeant à l’Assemblée nationale (3 en 2000, 13 en 2005 puis 17 sur 111 députés en 2009 (soit 15 %)) leur représentation reste encore trop faible. Le chemin vers la parité est encore long, d’autant plus que ces quotas ne s’appliquent qu’aux listes électorales, et non aux postes nominatifs et électifs.

MAIS LES DISCRIMINATIONS ET LES VIOLENCES PERSISTENT

Dans la Loi
Parmi les dispositions législatives discriminatoires qui persistent au Burkina Faso, figurent plusieurs dispositions du Code des personnes et de la famille adopté en 1989 (soit deux ans après la ratification par l’Etat de la CEDAW) :

– Selon l’article 238, l’âge légal du mariage est de 17 ans pour les femmes et de 20 ans pour les hommes. De plus, une dispense d’âge peut être accordée par un tribunal civil pour motif grave à partir de 15 ans pour les femmes et de 18 ans pour les hommes.
– Selon l’article 246, la femme divorcée, veuve ou dont le mariage a été annulé, ne peut contracter un second mariage qu’après l’expiration d’un délai de 300 jours. Ce délai de viduité est réduit à un mois si la femme peut présenter un certificat médical de non-grossesse.
– Selon l’article 294, en cas de désaccord des époux sur le lieu de résidence de la famille, le dernier mot revient au mari.
– L’article 232 autorise la polygamie mais consacre la monogamie comme forme de droit commun du mariage.

Dans la pratique

• Discriminations dans la famille
Malgré l’article 234 du Code des personnes et de la famille interdisant les mariages précoces et forcés, ces pratiques sont très courantes au Burkina Faso. La pauvreté pousse souvent les familles à marier religieusement leurs filles dès qu’elles atteignent l’âge de la puberté vers 11 ans, en échange d’une dot. Ces jeunes filles sont pour la plupart illettrées, ce qui facilite leur soumission au mari et entrave leur accès à l’emploi. Les grossesses précoces ont également des conséquences graves sur la santé des jeunes filles, notamment la fistule obstétricale.

Contrairement à l’article 519 du Code des personnes et de la famille selon lequel lorsque l’un des époux décède, l’autorité parentale est dévolue de plein droit à l’autre, de nombreuses veuves sont dépourvues de facto de ce droit que s’arrogent les parents du défunt mari. La violation des droits successoraux de la conjointe survivante est également très répandue. Le Conseil de famille désigne une personne de la famille du mari pour l’administration des biens des enfants mineurs. Dans certains cas, les beaux-parents refusent d’accorder la tutelle à la veuve mais laissent les enfants à sa charge. Cette pratique coutumière est tellement ancrée dans les mœurs que très peu de femmes, même instruites, exigent auprès des beaux-parents le respect de leurs droits en matière successorale.

• Violences
Les attitudes patriarcales, les stéréotypes enseignés aux enfants, les coutumes et traditions discriminatoires dans la société burkinabée contribuent au maintien de la soumission des femmes à l’autorité maritale et favorisent les violences à leur égard femmes. Par ailleurs, en dépit de la recommandation du Comité CEDAW de 2005, le déficit législatif en matière de violences conjugales favorise l’impunité des auteurs de telles actions.
En outre, malgré les dispositions actuellement en vigueur telles que la loi de 1996 prohibant la pratique des mutilations génitales féminines (MGF) et le Comité national de lutte contre la pratique de l’excision de 1988 (CNLPE), les MGF perdurent de façon préoccupante dans certaines régions, comme au Plateau du Mossi.

• Obstacles à l’accès à la propriété
Bien qu’elles constituent environ 51 % de la population active agricole et jouent un rôle prépondérant dans les activités agropastorales, seul 20 % des terres burkinabées sont sous la propriété de femmes. Cette situation persiste en dépit de la réforme agraire et foncière accordant aux femmes un accès égal aux terres arables et au logement et des dispositions du Code des personnes et de la famille protégeant le droit des femmes à posséder la terre et à en hériter.

Les femmes sont également marginalisées en matière d’accès aux services financiers. En effet, de nombreux types de prêts restent inaccessibles aux femmes, les banques et organismes de crédits les considérant comme des clients à risques : n’étant ni propriétaires ni exploitantes, elles ne disposent pas des garanties habituellement exigées. Cette situation les oblige soit à renoncer à obtenir des crédits soit à s’astreindre à des charges d’intérêt très lourds, tout en les enfermant davantage dans l’endettement et la pauvreté.

• Obstacles à l’accès à la justice
Les femmes burkinabées ont difficilement accès à la justice pour faire valoir leurs droits, notamment en raison du manque d’information sur leurs droits et les lois qui les protègent, et des coûts des procédures. De plus, le manque de formation des personnels de police et judiciaires sur les règles applicables visant à protéger les droits des femmes entrave l’aboutissement des plaintes et dissuade les victimes de recourir à la justice.

LA COALITION DE LA CAMPAGNE DEMANDE AUX AUTORITÉS DU BURKINA FASO DE :

  • Réformer toutes les dispositions législatives discriminatoires, en conformité avec la CEDAW et le Protocole de Maputo, notamment au sein du Code des personnes et de la famille : âge du mariage, polygamie, délai de viduité, choix de résidence et nom de l’enfant.
  • Mettre en place toutes les mesures nécessaires pour assurer la mise en œuvre des lois sur l’héritage et l’autorité parentale.
  • Renforcer les lois et politiques pour lutter contre les violences à l’égard des femmes notamment en : adoptant une loi spécifique sur les violences à l’égard des femmes, incluant les violences conjugales ; prenant toutes les mesures nécessaires pour assurer la mise en œuvre effective de la loi sur les mariages forcés et précoces, et celle sur l’interdiction des mutilations génitales féminines, notamment par la mise en place de programmes d’éducation visant à sensibiliser les populations; mettant en place des services adaptés à la prise en charge des victimes de violences et favorisant leur accès à la justice, tels que numéros gratuits d’aide, services de police et médicaux spécialisés, services d’aide juridique et structures d’accueil.
  • Renforcer les mesures visant à assurer l’accès des femmes à l’éducation, à l’emploi, à la terre et au crédit, en portant une attention particulière à la situation de la femme dans les zones rurales.
  • Mettre en œuvre des programmes d’éducation et de sensibilisation adressés aux hommes et aux femmes, y compris aux responsables gouvernementaux, chefs religieux ainsi que dirigeants communautaires et traditionnels, sur les droits des femmes et les voies de recours en cas de violations; mettre en place des formations spécifiques du personnel chargé de faire appliquer les lois sur les violences à l’égard des femmes.
  • Assurer le respect effectif de la Loi sur le quota et élargir son application au niveau des postes nominatifs et électifs, en particulier dans les Ministères, la Haute Administration et les Directions Générales.
  • Mettre en œuvre l’ensemble des recommandations émises par le Comité CEDAW en juillet 2005.

PRINCIPALES SOURCES

  • Points focaux : MBDHP, WILDAF-Burkina Faso et RECIF/ONG-BF
  • Recommandations du Comité CEDAW, juillet 2005
  • MBDHP, Rapport alternatif au Comité CEDAW, juillet 2005, www.fidh.org
  • WILDAF-AO, “Situation des femmes au Burkina Faso”, décembre 2004, www.wildaf-ao.org/fr/
  • L’Union interparlementaire, www.ipu.org



LES POINTS FOCAUX DE LA CAMPAGNE AU BURKINA FASO

Le Mouvement Burkinabé des Droits de l’Homme et des Peuples (MBDHP) Le MBDHP est une ONG de défense des droits humains, créée en 1989 et basée à Ouagadougou. Ses actions visant à promouvoir les droits des femmes se traduisent par un service de conseil juridique, ainsi que des programmes de plaidoyer, de formation et de sensibilisation.

WILDAF-Burkina Faso WilDAF-Burkina Faso fait partie du réseau panafricain WILDAF. WILDAF-Burkina Faso existe depuis 1998 à Ouagadougou et compte plusieurs associations-relais dans les provinces (27 associations membres), dispensant conseil juridique, formations, études, enquêtes de terrain, aide sociale et économique, vulgarisation des textes de loi. www.wildaf-ao.org

Réseau de Communication d’information et de formation des femmes dans les ONG (RECIF/ONG-BF) Le RECIF au Burkina Faso vise à contribuer au renforcement de la position et du pouvoir de décision des femmes dans les associations à travers des actions de communication, d’information et de formation, dans le but d’amener les femmes à être davantage prises en compte, intégrées et reconnues socialement. www.recif.bf

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