Africa for Women's Rights | L'afrique pour les droits des femmes

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Tag - violences

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Monday 14 December 2009

16 days of activism against gender violence 2009

VERSION FRANÇAISE

SWAAdec2009

The 16 Days of Activism Against Gender Violence is an international campaign. The dates, from November 25, International Day Against Violence Against Women until December 10, International Human Rights Day, were chosen in order to emphasize that acts of violence against women are violations of women's fundamental human rights. The 16 Days Campaign has been used as a mobilization opportunity by individuals and groups around the world to call for the elimination of all forms of violence against women.

SWAAdec20092 On this occasion, our focal point in Senegal, SWAA ( Society for Women and Aids in Africa ), was selected for the UNIFEM ( United Nations Development Fund for Women ) project, to organize a film projection on violence against women and girls at Keur Massar, followed by consultations proposed by Mrs Coumba Fary Diouf, active member of SWAA and director of the film, at which she answered questions from the public.

The event underlined that gender violence is one of the most widespread violations of the fundamental human rights of women.

16 jours d'activisme contre la violence de genre 2009

ENGLISH VERSION

SWAAdec2009

Du 25 novembre (Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes) au 10 décembre (Journée internationale des droits de l’Homme), les acteurs engagés dans la défense des droits de l'Homme et des droits des femmes se sont mobilisés dans une campagne de 16 jours afin de dénoncer toutes les formes de violence liée au genre.

En cette occasion, notre point focal au Sénégal, le SWAA ( Society for Women and Aids in Africa ), a été sélectionné par l'UNIFEM ( Fond de développement des Nations Unies pour la Femme ) pour organiser une projection de films à Keur Massar, sur le thème de la violence faite aux femmes et aux jeunes filles, à laquelle ont assisté des femmes et aussi des hommes.


SWAAdec20092 Suite à cette projection, Mme Coumba Fary Diouf, membre du SWAA à l'origine du film, a pu dispenser des consultations de sensibilisation, afin de répondre aux nombreuses interrogations des personnes présentes.

Ce regroupement a marqué une mobilisation et une réflexion importante, sachant que la violence fondée sur le genre est l’une des plus graves et des plus répandues violations des droits fondamentaux des femmes.

Thursday 10 December 2009

Journée internationale des droits de l'Homme : Une volonté politique ferme est nécessaire pour mettre fin aux violences contre les femmes

ENGLISH VERSION

La coalition de la campagne « L’Afrique pour les droits des femmes : Ratifier et Respecter » demande des mesures immédiates aux gouvernements

10 Décembre 2010, Nairobi, Paris – À l’occasion de la Journée internationale des droits de l’Homme, et alors que les ONG à travers l’Afrique concluent leurs actions marquant les 16 jours d’activisme contre les violences à l’égard des femmes, la Coalition de la Campagne « L’Afrique pour les droits des femmes : Ratifier et Respecter » appelle tous gouvernements africains à prendre des mesures urgentes pour éliminer les violences contre les femmes.

L’Afrique est le continent qui enregistre les niveaux les plus élevés de violences commises contre les femmes. Des pratiques traditionnelles néfastes, une protection juridique insuffisante et une impunité généralisée perpétuent les violences à l’égard des femmes. En période de conflit ou d’instabilité politique, les crimes sexuels continuent d’êtres commis à grande échelle.

Du 25 novembre (Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes) au 10 décembre (Journée internationale des droits de l’Homme), les ONG ont fait activement campagne pour mettre fin à de telles atrocités. La Coalition de la Campagne « L’Afrique pour les droits des femmes : Ratifier et Respecter » prête son soutien au thème de mobilisation de cette année : S’engager – Agir – Demander : Nous POUVONS mettre fin aux violences contre les femmes ! La Campagne souligne les besoins pour tous les acteurs, en commençant par les gouvernements, de donner leur entier soutien aux efforts entrepris pour mettre fin aux violences basées sur le genre et violences sexuelles.

La Coalition de la campagne a émis des recommandations spécifiques aux gouvernements du Burundi, du Botswana, de la République démocratique du Congo (RDC), du Togo et du Mali qui ont été l’objet d’une attention particulière lors de la Campagne de 2009.

Au Burundi, les auteurs de violences sexuelles et domestiques bénéficient d’une impunité généralisée. Il n’y a pas de loi spécifique pour réprimer les violences domestiques. Le règlement extrajudiciaire des cas de viols favorisent le mariage entre l’auteur du viol et la victime. Parmi les causes de ces violences persistantes se trouvent des lois profondément discriminatoires, et en particulier les dispositions du Code des personnes et de la famille ainsi que du Code pénal, de même que les coutumes locales.

La Coalition de la campagne demande donc au gouvernement du Burundi de :

  • d' abroger ou réformer les lois discriminatoires, notamment les dispositions du Code des personnes et de la Famille, du Code Pénal et des coutumes locales ;
  • de mettre en place une législation criminalisant les violences domestiques ;
  • d' adopter une stratégie compréhensive de lutte contre toutes les formes de violence contre les femmes ; et,
  • de ratifier le Protocole additionnel à la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples relatif aux droits des femmes

Au Botswana, le droit coutumier, qui contient de nombreuses dispositions particulièrement discriminatoires à l’égard des femmes, continue d’être appliqué à côté du droit commun. Selon le droit coutumier, par exemple, les hommes sont perçus en tant que détenteur d’un droit de « châtier » leur femmes.

La Coalition de la campagne demande donc au gouvernement du Botswana :

  • d' abroger ou réformer les lois discriminatoires de même que le droit coutumier et de s’assurer que le droit commun prévaut sur le droit coutumier ;
  • de criminaliser le viol conjugal et ;
  • d’adopter une stratégie compréhensive de lutte contre toutes les formes de violence contre les femmes.

En République démocratique du Congo, les crimes de violence sexuelle continuent d’être commis sur une large échelle, aussi bien dans les zones de conflits que dans les zones de relative stabilité. Les deux lois sur les violences sexuelles adoptées en 2006 ont été jusque là mise en place de manière inefficace et les auteurs de violence continuent de bénéficier de l’impunité. Les pratiques traditionelles néfastes telles que la dot, le lévirat, la polygamie, les mariages forcés ou précoces, les mutilations génitales féminines et les violences domestiques restent étendues.

La Coalition de la campagne demande à la République Démocratique du Congo de mettre en place les récentes recommandations sur la lutte contre les violences contre les femmes émises par le Comité sur les Droits Economiques, Sociaux et Culturels (Novembre 2009). En particulier, elle enjoint le gouvernement à :

  • accélérer l’adoption de la loi sur l’égalité des sexes et réformer les dispositions discriminatoires du Code de la Famille ;
  • mettre en place une législation qui interdit les pratiques traditionelles néfastes ;
  • élever l’âge minimum du mariage pour les filles à 18 ans ;
  • mettre en place la stratégie compréhensive de lutte contre les violences sexuelles adoptée par le gouvernement en Avril 2009 ; et
  • s’assurer de l’existence de réparation, de soutien psychologique et de soins médicaux pour les victimes de violence sexuelles.

Au Mali, les lois discriminatoires en particulier dans le domaine de la famille, mettent les femmes dans une situation de vulnérabilité extrême. Les pratiques traditionelles néfastes persistent, notamment les mutilations génitales féminines, les mariages forcés ou précoces et le lévirat. Après dix années de travail, la réforme du Code de la Famille a été adoptée par le Parlement en Août 2009 mais, suite à des protestations massives de la part de groupes ultraconservateurs, le Président a renvoyé la loi devant le Parlement pour une seconde lecture.

La Coalition de la campagne demande donc au gouvernement du Mali :

  • de s’assurer que la réforme proposée du Code de la Famille soit adoptée pleinement et sans délais ;
  • de criminaliser les mutilations génitales féminines et le viol entre époux ;
  • de ratifier le Protocole additionnel à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits des femmes.

Au Togo, les coutumes ou pratiques discriminatoires, notamment le mariage forcé ou précoce, les mutilations génitales féminines, le servage rituel, le lévirat et la répudiation sont étendues. Les attitudes patriarcales persistent et considèrent comme acceptable le châtiment des membres de la famille, notamment des femmes. Les réformes proposées du Code des Personnes et de la Famille qui auraient amendé certaines des dispositions discriminatoires ont été bloquées.

La Coalition de la campagne demande donc au gouvernement du Togo :

  • de réformer toutes les dispositions législatives discriminatoires notamment celles du code des Personnes et de la Famille
  • d' adopter des lois sur les violences domestiques, notamment le viol entre époux et sur toutes les formes d’abus sexuels, en particulier le harcèlement sexuel ;
  • d’ introduire immédiatement des mesures pour modifier et/ou éliminer les coutumes ou pratiques culturelles discriminatoires à l’encontre des femmes ;
  • de ratifier le Protocole additionnel à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits des femmes.

« Alors que nous célébrons la Journée internationale des droits de l’Homme, nous rappelons aux gouvernements le droit fondamental des femmes à être protégées contre toutes les formes de violence. Il est intolérable que les femmes soient encore victimes de telles atrocités, et ce de façon quotidienne, pendant que les gouvernements n’agissent pas », a souligné Souhayr Belhassen, Présidente de la FIDH. « Eliminer les violences contre les femmes avant tout une question de volonté politique » a-t-elle conclu.

Tuesday 19 May 2009

Syfia Grands Lacs/RD Congo - Kananga : les femmes portent davantage plainte contre leurs maris

14.05.2009 par Henriette Kumakana

À Kananga, chef lieu de la province du Kasaï Occidental, les femmes sont de plus en plus nombreuses à traduire leur mari en justice lorsqu’elles s’estiment lésées. C’est le résultat des actions menées pour le respect des droits et contre les violences faites aux femmes.

"J’élève seule les enfants depuis plus de 5 ans. J’ai le droit de recevoir le salaire de leur père pour leur survie et leur éducation. Que la justice tranche pour lui rappeler ses devoirs et mes droits", affirmait en avril dernier une femme qui venait de porter plainte contre son mari au tribunal de paix (Tripaix) de Kananga, au Kasaï occidental, au centre de la RD Congo. Selon Gilbert Mulumba, greffier principal, il était rare, naguère, que les femmes accusent ainsi leurs maris en justice.
C’est depuis 2007 que le nombre de plaintes a augmenté pour atteindre 5 à 6 par mois alors qu’il fallait plusieurs mois, dans le temps, pour en avoir autant. C’est le résultat d’actions de sensibilisation menées pour la défense des droits humains et la lutte contre les violences. La division provinciale Genre, familles et enfants est totalement engagée dans cette dynamique, appuyant des structures qui mènent à leur tour des actions de sensibilisation pour encourager les femmes à connaître et défendre leurs droits. Selon Innocent Mbumba, président de Ligue de la Zone Afrique pour la Défense de Droits des Enfants et des Femmes, le progrès à Kananga s’explique par l’intensification des actions menées, tandis qu’à l’intérieur de la province, le manque de moyens et le poids des coutumes, plus lourd qu’en ville, constituent des freins. La clinique juridique de cette Ligue a accompagné 18 femmes en justice en 2008 et déjà 7 depuis le début de l’année, précise Innocent Mbumba.

Résultat encourageant
VK, une jeune femme enceinte qui a porté plainte contre son mari, explique timidement: "Je connais mes droits suite aux actions menées dans les églises, dans le quartier et par les médias. Je l’ai accusé par amour pour qu’il s’amende." Elle précise que son mari la frappe pour qu’elle avoue être une sorcière et qu’elle reconnaisse son infidélité. Il l’oblige à s’habiller à la mode, sans jamais, pour autant, lui acheter de vêtements. Le mari ainsi accusé admet qu’une femme a le droit de traîner son époux en justice, mais seulement pour des cas frappants comme l’abandon du foyer ou la privation de pensions alimentaires.
Les activistes des droits humains et les structures locales et internationales impliquées en matière de droits se félicitent du résultat obtenu. Chantal Bakambila, chef de division intérimaire de Genre, famille et enfants, explique que la connaissance des droits des femmes par celles-ci et par les hommes est déjà un grand pas en avant : "Ils disent comprendre et respecter les droits de leurs conjointes mais demandent qu’elles ne confondent pas liberté et libertinage". Pour Joséphine Bitota, doyenne de la faculté de droit à l’Université de Kananga (UKA), en effet, "Nous sommes dans un pays régi par des lois qui doivent être appliquées". La hausse des actions en justice a aussi un effet indirect, selon Paul Loma, préposé à l’État civil de la commune de Katoka : elle accroît l’enregistrement de mariages à l’État civil, puisqu’un certificat de mariage est exigé pour aller en justice. On compte actuellement trois fois plus d’enregistrements par mois qu’avant.

La justice corrige
Les femmes qui accusent leurs époux sont pourtant mal vues. Les gens préfèrent des arrangements à l’église ou selon les traditions, afin de préserver l’intimité, la cohabitation, les croyances et les coutumes. Certains n’optent donc pour la justice qu’en cas d’échec de ces médiations. Comme cette travailleuse qui dit connaître ses droits, mais s’abstient de recourir à la justice de peur qu’une malédiction ne tombe sur ses enfants. Son conjoint, dit-elle, gagne plus de 200 $ par mois, mais lui en envoie seulement 10 depuis qu’il a une autre femme, mère d’un enfant, tandis qu’elle en a sept. "Je ne cherche pas la vengeance. Je conscientise mon mari pour qu’il revienne à la raison. En cas d’échec, j’irai en justice."
Selon le greffier du Tripaix, les difficultés viennent souvent des belles-familles et des Églises qui lancent des prophéties et ont recours à la parole de Dieu pour faire prier ces femmes toute la journée. Francy Mbombola, pasteur du Rhema, une Église de réveil, s’en défend, mais dit privilégier l’éducation : "Les études, dit-il, favorisent l’équilibre conjugal car une famille instruite connaît les droits et évite le pire." De son coté, José Muboyayi, secrétaire provincial des autorités traditionnelles, favorise la palabre qui "punit et arrange des situations apparemment insolubles, pour éviter des perturbations pires et arriver à un terrain d’entente".
La doyenne de l’UKA, qui opte pour la justice, rétorque cependant qu’invoquer l’argument de la paix sociale revient à minimiser les blessures des victimes. La justice est là pour corriger. Mieux vaut vivre seule qu’être mal mariée, conclut-elle. De nombreux juristes et des partisans de la médiation, estiment cependant, à l’inverse, que porter plainte est parfois un moindre mal, mais toujours le signe d’un échec.

Source: Lire l'article sur le site de Syfia Grands Lacs, Agence de Presse couvrant la RDC, le Rwanda et le Burundi.

Monday 23 March 2009

Violences politiques en Sierra Leone: 20 blessés et plusieurs femmes violées

Vingt personnes ont été blessées et plusieurs femmes violées au cours de violents affrontements à Freetown entre les deux plus grands partis politiques de Sierra Leone, a-t-on appris de sources hospitalières, dans la capitale de ce petit pays d'Afrique de l'Ouest.

Les autorités n'ont pas confirmé le nombre de blessés ni les viols présumés. Mais elles ont annoncé que neuf personnes avaient été arrêtées après des heurts, lundi, entre les partisans du Congrès de tout le peuple (APC, formation du président Ernest Koroma) et du Parti du peuple de Sierra Leone (SLPP, au pouvoir jusqu'en 2007).

Des militants des deux partis rivaux avaient commencé à s'affronter très violemment la semaine dernière dans la ville de Gendema (est) pendant la campagne pour une élection locale. Puis la confrontation s'était étendue vendredi à la capitale. Lundi, des partisans du SLPP ont dû se barricader à l'intérieur du siège de leur parti à Freetown, la capitale, où des heurts avec des militants de l'APC ont fait une vingtaine de blessés.

Un observatoire des droits des femmes dans les médias (Winsal) a publié une déclaration exprimant sa "préoccupation concernant les viols de femmes" commis "par un groupe d'hommes non identifiés" non loin du siège du SLPP assiégé.

"Six femmes dont une femme enceinte de neuf mois, ont été admises (dans notre clinique) et se sont plaintes de fortes douleurs" a déclaré un médecin d'un établissement privé de l'ouest de la ville, le Dr Olabisi During.

Des équipes de policiers armés ont été dépêchés aux abords des locaux du SLPP et du bureau du maire de Freetown, pour effectuer des patrouilles.

Ces tensions politiques n'ont ressurgi que par intermittence en Sierra Leone depuis la fin, en 2001, de la guerre civile qui a fait quelque 120.000 morts (1991-2001).

Samedi, le vice-président sierra-léonais Sam Soumana avait temporairement interdit les émissions de deux stations de radio appartenant aux partis politiques rivaux.

Source: Le Figaro 17.03.09 Lire l'article

Friday 13 February 2009

Rwanda: La loi sur les violences fondées sur le sexe bientôt adoptée

english version

Malgré les positions officielles en faveur de l'égalité des sexes, la violence à l'égard des femmes au Rwanda demeure un problème récurrent (selon un récent rapport de police, une femme est violée toutes les six heures). La loi de prévention et de condamnation des violences fondées sur le sexe, tant attendue, sera vraisemblablement publiée au mois de mars 2009. La loi est maintenant en cours de promulguation, après que les deux chambres du Parlement l'ait adoptée l'année dernière. De nombreux défenseurs ont fait pression pour que cette loi entre en vigueur afin de réduire les cas de violences à l'encontre des femmes dans le pays. La nouvelle loi définit et incrimine différentes formes de violences fondées sur le sexe qui n'étaient pas sanctionnées dans les autres lois ne traitant pas spécifiquement de ce type de violences. La loi est sensée protéger en particulier les femmes et les enfants des comportements violents à leur encontre. « Il y a des choses qui n'étaient pas punissables, comme le viol marital, qui était ignoré par nos lois » a expliqué Aimable Nibishaka, un membre du Parlement, également membre du comité parlementaire sur le genre.