Africa for Women's Rights | L'afrique pour les droits des femmes

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Thursday 21 January 2010

An evaluation of the situation of women's rights in Uganda: developments and challenges

In Uganda, the Africa for Women's Rights Campaign is in partnership with the Foundation for Human Rights Initiative(FHRI) . Livingstone Sewanyana, Executive Director, takes us through his experience as an advocate for women’s human rights.By Pouline Kimani.

Why are you engaging in the Africa for women’s rights campaign?

The question of women’s rights is cross cutting, we say that “developing women is developing a nation’’. It is vital that legal frameworks are conducive to the advancement of women rights. Yet, although the principle of equality between men is enshrined in the country’s constitution, women in Uganda continue to face legal and traditional discrimination as well as unequal treatment in education, employment and access to public services. FHRI seeks to ensure that all women including women in conflict, women in prison, women living with HIV can access the full range of fundamental rights, while reiterating the importance of promoting and protecting all women’s rights as a way to realize development for Uganda. We believe that the human rights of Ugandan women are interlinked and interdependent on all other issues of national concern. Our work therefore involves ensuring that these issues are mainstreamed in all our priority areas of work: electoral democracy, juvenile justice, right to health, recognition and promotion of people living with disabilities; challenging the death penalty, torture and freedom of the media.

What have been your moments of satisfaction in the combat for women's human rights in Uganda?

I was very pleased when they introduced the idea of reforming the existing family laws in Uganda which remain very discriminatory. A bill on marriage and divorce law was presented to parliament at the end of 2009 following many years of advocacy work by Ugandan NGOs. Although it has not yet been enacted into law, it represents an important milestone for women and all citizens of Uganda.

What would you ask for from your government?

Firstly, that the marriage and divorce bill is enacted into law. Secondly that the domestic violence bill that was approved by the National Assembly in December is signed into law by the President as well as the sexual offences bill, as these are crucial in beginning to challenge violations of women's rights since victims currently lack legal recourse. I would like to see the government of Uganda ensure that women can participate effectively in electoral processes. Special attention also needs to be paid to the situation of women in prison, especially those that are incarcerated with children. Finally, the government must put an end to ritual killings of children in “witchcraft”. This issue is also central to the wellbeing of women and their human rights. Women endure a lot of discrimination that leads to violation of their rights and using children as a trade object for witchcraft is first and foremost a gross violation of these children’s rights and additionally a reinforcement of the oppression on women by cultural practices who in most circumstances have no choice or right in decision making within the traditional Ugandan family set up.

Interview with Valentine Kalende, Spokesperson for The Civil Society Coalition on Human Rights and Constitutional Law

What are your main concerns as a woman and a defender of women rights in Uganda?

My concerns as a woman, a human rights defender and citizen of Uganda are that the rights of all women are protected, including lesbian women.For me, it is impossible to separate women's rights and sexual rights. And you cannot deal with one while neglecting the other. Lesbian women are women first before any consideration of their sexual orientation. I am concerned that the Domestic Relations legislation must be fully implemented and not just remain on paper. I would love to see a Uganda where women's sexual and health rights are fully protected.

What are your thoughts on the newly tabled marriage and divorce bill?

The new marriage and divorce bill is bound to face a lot of resistance from religious conservatives who do not agree with the principle of divorce. The Catholic Church has indicated that it does not support this bill because they consider that it promotes divorce as a mechanism of conflict resolution in marriages. But this bill creates an environment for justice and equality for both men and women. Men should not see this bill as a threat to manhood but should welcome it as a step to development.

What is your hope for women’s rights in Uganda?

The Government should work towards the Millennium Development goals to which it has committed itself. Without an enabling social and political environment for women to empower themselves, development is impossible for Uganda.

Wednesday 20 January 2010

Sénégal, Entretien avec Coumba Fary Diouf : "Notre rôle est de leur dire qu'il y a des limites, qu'elles doivent savoir dire Stop !"

Coumba Fary Diouf est membre active de la SWAA (Society for Women and Aids in Africa) depuis 2009. Chargée de l'accompagnement des projets, elle assiste les porteurs de projet dans leurs demandes de financement et les écritures de projet. Parallèlement, elle anime les événements de l'association, tels que les pôles et les repas communautaires, et plus récemment, la projection de films sur la thématique des violences faites aux femmes, à l'occasion des 16 jours d'activisme contre les violences de genre.

Coumba Fary Diouf est une femme très active dans la défense des droits des femmes : elle monte en 1994 l'association Femmes Volontaires pour l'Alphabétisation (FVPA), dont elle est Présidente, qui forme femmes et enfants des rues, en partenariat avec le Comité Consultatif de la femme du Ministère de la famille. Elle anime par ailleurs régulièrement des émissions sur Manoré Fm, la radio des femmes, où elle parle d'entreprenariat des femmes, et surtout d'éducation des femmes.


Que signifie être un défenseur des droits des femmes dans votre pays?

Être un défenseur des droits des femmes, c'est être engagé à défendre la cause des femmes. En Afrique, les femmes connaissent toutes leurs devoirs, mais presque jamais leurs droits. Elle suivent la culture qu'on leur apprend, à savoir que « Ce que mari veut, Dieu veut », et donc que les volontés des hommes sont incontestables. Elles ne s'opposent ni aux mariages forcés, ni aux violences et aux viols. Notre rôle est de leur dire qu'il y a des limites, qu'elles doivent savoir dire Stop ! Les femmes ont leurs droits, que ce soit au travail, à la BONNE terre. Il faut leur donner la force de se lever !

On peut donc dire que vous faîtes face au poids de la culture et des coûtumes? Comment les combiner dans votre lutte?

Oui, bien sûr que la culture est un obstacle. Tous les leaders, les chefs religieux, les chefs de quartiers et les responsables de famille sont concernés, C'est pourquoi je pense qu'il faut faire des formations pour éveiller les femmes, mais aussi les hommes. Il faut les amener à voir que les femmes ont leur place et leurs droits.

Quel a été le moment le plus gratifiant de votre combat pour les droits des femmes?

J'ai eu un parcours et un milieu familial très difficiles. J'ai beaucoup souffert, tout comme mon entourage. J'ai donc décidé d'accéder à l'éducation pour pouvoir m'exprimer correctement. Je me suis dit que je devais me battre, pas seulement pour moi, mais pour mes amies et pour la cause des femmes. C'est alors que je me suis inscrite au Comité des droits des femmes. A mes débuts, j'ai aidé une femme mariée qui travaillait. Son mari avait des terres, mais pas d'argent pour y construire. Il a donc fait démissionner sa femme pour qu'elle puisse l'y aider. Seulement, une fois la construction terminée, il a décidé de se marier avec une autre femme et de chasser cette première femme. Cette femme est venue me voir et on s'est BATTUES. Je me suis battue, j'ai mobilisé le comité consultatif, j'ai mobilisé les femmes. Nous nous sommes battues sans relâche et nous avons GAGNE, le juge a tranché en notre faveur. C'était mon premier combat et je l'ai gagné.

Quel a été celui qui vous a le plus déçu?

Avant de fonder la FVPA, j'étais membre d'une association défendant les femmes, AMAPA. L'association était très bien partie, nous avions quelques classes d'alphabétisation, et beaucoup de femmes étaient impliquées. Un jour, les femmes se sont retournées contre moi. En fait, les hommes étaient derrière tout ça : ils les avaient payées, et elles ne m'ont plus défendue. J'ai donc quitté l'association avec un goût amer. C'est à partir de là que j'ai décidé de mettre en place la FVPA. Face à la corruption, notre meilleure arme est l'éducation et l'alphabétisation.

Quels sont selon vous les impacts de la CEDEF et du Protocole à la Charte africaine des droits de l'homme et des peuples en Afrique, sur la discrimination et la violence contre les femmes?

La CEDEF a eu des impacts positifs sur les femmes ici. Auparavant, les femmes n'osaient pas dénoncer ce qu'elles subissaient. Les victimes de viol, les femmes battues n'osaient pas se montrer. Maintenant elles ont moins peur, elles osent parler, et se sentent plus protégées et suivies. Par exemple, elles appellent à la radio pour être écoutées. C'est un grand progrès.

Qu'attendez-vous de la campagne «  L'Afrique pour les droits des femmes – Ratifiez et Respectez ! »?

Nous attendons de cette campagne qu'elle nous appuie au niveau de notre assocation. Nous avons beaucoup de progrès à faire, dans l'éducation des hommes en plus de celle des femmes. Nous avons beaucoup à faire contre la violence homme-femme.

Quelles sont les priorités dans votre pays, quant au respect des droits des femmes?

Les priorités sont d'appuyer certains droits : le droit à l'éducation est le premier, suivi de près par le droit à la santé. Aujourd'hui, les femmes ne peuvent aller se faire soigner qu'avec la permission de leur mari. J'ai rencontré cette femme souffrante qui me disait qu'elle n'osait pas en parler à mari. Nous devons leur expliquer que se soigner est un Droit. Comme priorités nous avons aussi le droit à l'autorité parentale, et le droit à l'accès aux terres. On peut en fait dire que la priorité est le droit à l'épanouissement.

Si vous aviez une demande à faire à votre Président, quelle serait-elle? Si vous pouviez changer UNE chose ( une loi, une pratique, une politique ) pour les femmes dans votre pays, quelle serait-elle?

Je demanderais à ce que les hommes se sacrifient pour donner aux femmes du poids, pour qu'elle puisse s'exprimer, qu'elles connaissent et fassent respecter leurs Droits, qu'elles se fassent enfin respecter.

Entretien réalisé par Claire Hoi

Tuesday 19 January 2010

Testimony from Liberia: "The Right to vote but also to be voted for"...

VERSION FRANÇAISE

Regional Watch for Human Rights in Liberia
Interview of Thompson Adebayort.
By Pouline Kimani

What was the moment of greatest satisfaction in your combat for women's rights in Liberia?

My greatest satisfaction in my combat as an advocate for women rights in Liberia was the time when Liberians began to involve women in political participation, not only through the right to vote but also the right to be voted for.

What do you think are the priorities in Liberia to improve respect for women's rights? What key demands would you make to the President of your country ?

Priority attention should be given to improving actions our judicial system in order to address adequately all forms of gender based violence, sexual violence and rape etc. The government should improve health care for victims of rape and maybe install a fast-track court. There should also be a quota of at least 30% women participation in the legislature.

 If you could change a one thing (a law, a policy, a practice) for the women in your country, what would it be ?

I would like to see the practice of forced marriage to be changed, in particular of minors. This practice, continues in the interior parts of the country.

Why are you engaged in the campaign " Africa for women's rights – Ratify and respect!"?

Working on women's rights is a commitment of Regional Watch For Human Rights, we believe we cannot achieve equality without ensuring that all human beings are free and equal in the work that we do.