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Tag - discriminations

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Wednesday 17 October 2012

DITSHWANELO – The Botswana Centre for Human Rights: Press statement on the landmark customary inheritance law decision

12 October 2012, Gaborone – The Botswana Centre for Human Rights notes with appreciation, today’s High Court decision in the case of Mmusi and Others v Ramantele and Another. Judge Key Dingake ruled that the Ngwaketse customary law inheritance rule, which hitherto has provided for male-only inheritance of the family home, is discriminatory.

Attorney Tshiamo Rantao, representing Mmusi and her sisters, had argued that this provision is discriminatory on a number of grounds. These included section 3 of the Constitution of Botswana which provides for the right to equality and reference to relevant regional and international law. In contrast, Attorney Thabiso Tafila representing the nephew, Ramantele, had argued that this customary law did not discriminate against women, but merely differentiated between men and women. The Court asked the Attorney-General for an opinion to assist it in its decision-making. The Attorney-General argued that Botswana society was not ready for equality even though the customary rule is discriminatory. The Attorney-General argued that the rule should remain.

This ruling is particularly timely as Botswana will be appearing before the Human Rights Council in February 2013 for its second cycle of the Universal Periodic Review (UPR). In the first UPR review in 2008, the Human Rights Council (through Canada) had recommended that ‘Botswana increase efforts to raise awareness of the precedence of constitutional law over customary laws and practices to promote gender equality’. Botswana’s response was that ‘Botswana does not accept the recommendation. Customary law is not in conflict with constitutional law’. The Human Rights Council (through Mexico) had recommended that Botswana ‘adopt measures necessary for harmonising customary laws with international instruments’. Botswana had replied that it ‘does not consider its customary law to be in conflict with international instruments, and therefore does not accept the recommendation’.

Today’s ruling clearly indicates that the customary law inheritance rule which allows for male-only inheritance of the family home by the youngest-born son, is not in conformity with either the Constitution of Botswana or international instruments to which Botswana has committed herself.

Thursday 24 September 2009

Mali : Deuxième lecture du projet de Code de la famille et de la Personne

Lettre publique au Président de la République du Mali, M. Amadou Toumani Touré : La FIDH rappelle le Mali à ses obligations internationales concernant les droits des femmes

Monsieur le Président de la République,

La Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH) a pris acte de votre décision, le 26 août 2009, de ne pas promulguer et de renvoyer en deuxième lecture devant l'Assemblée nationale le Code des personnes et de la famille.

Tout en sachant que votre décision est parfaitement conforme à la Constitution malienne, nous n'exprimons pas moins notre inquiétude au vu des circonstances qui ont conduit à cette décision: des manifestations des forces les plus conservatrices du pays, opposées à toute avancée pour les droits des femmes. L'adoption de ce code, le 3 août 2009 par l'Assemblée nationale, après dix longues années de réflexion et de concertation entre les acteurs de la société malienne, constituait une avancée notable pour le respect des droits des femmes maliennes.

En effet, son adoption permettrait d'incorporer dans la législation malienne certaines des dispositions contenues dans les textes internationaux et régionaux que le Mali s'est engagé à respecter, notamment la Convention des Nations unies sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes, ratifiée en 1985, le Protocole à la Charte africaine des droits de l'Homme et des peuples relatif aux droits des femmes, ratifié en 2005, ainsi que la Convention des Nations unies relative aux droits de l'enfant, ratifiée en 1990. A ce jour encore, les femmes maliennes ne jouissent pas des droits universels, énumérés dans ces instruments.

Nous espérons que le texte sera examiné par l'Assemblée nationale dans les plus brefs délais, et que sa relecture ne se traduira pas par une révision à la baisse. Ces réformes, en ce qu'elles tendent vers l'égalité entre les sexes, sont indispensables au respect des droits humains des femmes maliennes et honoreraient la République du Mali.

Nous avons confiance dans votre volonté de promouvoir les droits des femmes maliennes et comptons sur vous pour éviter tout recul en deuxième lecture de la loi adoptée en première lecture.

Nous vous prions d'agréer, Monsieur le Président de la République, l'expression de notre haute considération.

Souhayr Belhassen
Présidente de la FIDH