ENGLISH VERSION

Regional Watch for Human Rights au Libéria
Interview de Thompson Adebayort.
Par Pouline Kimani

Quel a été le moment le plus satisfaisant dans votre combat pour les droits des femmes?

Ma plus grande satisfaction, dans mon combat en tant que défenseur des droit des femmes au Liberia, fut lorsque les Libériens ont commencé à impliquer les femmes dans la vie politique, non seulement au travers du droit de vote, mais aussi celui d'être éligible.

Quelles sont, selon vous, les priorités au Libéria pour atteindre le respect des droits des femmes? Quelle demande-clé soumettriez vous au Président de votre pays? La priorité serait de renforcer notre système judiciaire afin de nous adresser efficacement aux problèmes liés au genre, tels que la violence, la violence sexuelle, et le viol. Il faudrait que mettre en place une prise en charge médicale des victimes de viol, ainsi qu'un processus de justice accéléré. Parallèlement, je demanderais la participation de 30% de femmes dans la législature.

Si vous pouviez changer une seule chose ( une loi, une politique, une pratique ) en faveur des femmes dans votre pays, quelle serait-elle? Je voudrais voir la pratique du mariage forcé, et particulièrement en ce qui concerne les mineures changer, étant encore aujourd'hui pratiquée dans certaines parties reculées du pays. Cette pratique est bien sûr un héritage de la loi coutumière.

Pourquoi êtes vous engagés dans la campagne « L'Afrique pour les droits des femmes – Ratifiez, respectez ! » ?

Travailler sur les droits des femmes est un engagement de notre institution. Nous croyons que l'égalité n'est pas possible sans que l'on se soit assurés préalablement, dans chacune de nos actions, que tous les êtres humains soient libres et égaux.