Africa for Women's Rights | L'afrique pour les droits des femmes

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Thursday 30 July 2009

Les droits des femmes au Mozambique

En juin 2007, le Comité pour l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes (CEDAW) a émis des recommandations à l'attention des autorités du Mozambique afin que soit mis un terme aux discriminations et aux violences à l'égard des femmes, en droit et en pratique.

Lisez le Communiqué de presse émis par la Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH) et la Ligue Mozambicaine des droits de l'Homme (LMDH) qui résume ces recommandations.

Lisez également le rapport de la mission d'enquête effectuée par la FIDH et la LMDH au Mozambique en mai 2007 "Les droits des femmes au Mozambique: lutter contre les pratiques illégales".

Wednesday 22 July 2009

La FIDH rencontre les autorités maliennes: la réforme du Code de la famille sera-t-elle enfin adoptée ?

Souhayr Belhassen, présidente de la FIDH et Sidiki Kaba, président d'Honneur de la FIDH ont été invités à participer aux cérémonies d'ouverture et de clôture du Congrès Extraordinaire de l'Union interafricaine des droits de l'Homme (UIDH) qui s'est tenu à Bamako (Mali), du 15 au 17 juillet 2009. Accompagnés des membres du bureau de Coordination de l'UIDH, ils ont saisi cette occasion pour rencontrer les autorités maliennes et leur faire part des recommandations de la FIDH concernant l'adoption du projet de réforme du Code de la Famille et de la Personne. La délégation de la FIDH en a également profité pour marquer la publication du rapport annuel 2009 de l'Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l'Homme.

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Souhayr Belhassen remet le badge de la campagne "L'Afrique pour les droits des femmes: Ratifier et Respecter" au Premier Ministre du Mali, M. Modibo Sidibé.

Le Mali a ratifié la Convention CEDAW en 1985 sans pour autant incorporer ses dispositions en droit interne. Le Mali a également ratifié le Protocole à la Charte africaine relatif aux droits des femmes en Afrique en 2005 et a soumis, en 2006, son rapport périodique au Comité CEDAW. La FIDH espère que ces initiatives accéléreront le respect des droits des femmes dans ce pays.

Car force est de constater que, faute d'un cadre législatif conforme à ces instruments, les femmes maliennes continuent d'être l'objet de discriminations et de pratiques néfastes: persistance des mutilations génitales féminines, violence à leur égard perpétrée en toute impunité, âge légal du mariage inférieur à celui des hommes, autorisation de la polygamie ou encore absence d’interdiction de la pratique du lévirat. Préoccupé par la persistance de législations discriminatoires, le Comité CEDAW a ainsi appelé les autorités maliennes à «accorder un rang de priorité élevé à la réforme de la législation et, en particulier, à mener à terme le processus nécessaire pour adopter au premier trimestre 2006 le projet de code de la personne et de la famille», une recommandation qui figurait également dans la note publiée en 2006 par la FIDH sur la situation des femmes au Mali..

Au cours d'une audience accordée le 15 juillet 2009 à la FIDH ainsi qu'aux représentants de son organisation membre au Mali, l'Association malienne des droits de l'Homme (AMDH), le Premier Ministre, Monsieur Modibo Sidibé, a annoncé l'adoption, en Conseil des Ministres, du projet de réforme du Code de la Famille et de la Personne. La FIDH a accueilli avec satisfaction la présentation du projet devant l'Assemblée nationale du Mali. L'adoption du nouveau Code de la famille constituera en effet une avancée importante pour le respect des droits humains des femmes maliennes.

Au nom de toutes les organisations et personnalités signataires de la campagne «L'Afrique pour les droits des femmes: Ratifier et Respecter» la FIDH appelle l'ensemble des parlementaires maliens, en cette trentième année de la Convention CEDAW, à affirmer leur engagement en faveur des droits des femmes au Mali en adoptant ce projet de réforme.

La FIDH déplore toutefois le fait que, contrairement aux obligations internationales et régionales du Mali, ce projet de réforme reste silencieux sur plusieurs violations graves des droits des femmes, notamment les mutilations génitales féminines et le viol conjugal.

La FIDH et les organisations signataires de la campagne espèrent que l'Assemblée Nationale ne tardera pas à respecter les engagements pris par le Mali et appelle les autorités et les législateurs à assurer la mise en conformité pleine et entière des lois internes avec les instruments internationaux et régionaux de protection des droits humains de femmes.

Wednesday 8 April 2009

Burkina Faso - la FIDH et le MBDHP se font l'écho des revendications des ONG locales auprès des autorités

Fin février 2009, la Présidente de la FIDH, Souhayr Belhassen, a rencontré les points focaux de la campagne au Burkina Faso (le Mouvement Burkinabe des droits de l'Homme et des Peuples, Wildaf Burkina Faso, Réseau de Communication d’information et de formation des femmes dans les ONG). Lors de cette réunion, les différents défis auxquels les femmes burkinabées sont confrontées ont été abordés : violences conjugales, discriminations, sous représentation politique et sociale...

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Réunion avec les points focaux de la campagne

Le combat actuel : la loi sur les quotas Outre ces violations des droits des femmes que l'on retrouve dans de nombreux pays africains, les femmes du Burkina se mobilisent en faveur de l'adoption du projet de loi sur les quotas, qui prévoit qu'un minimum de 30% des sièges de l'Assemblée nationale soient pourvus par des femmes. Par ailleurs, les dispositions du projet de loi prévoient que les partis présentant plus de 30% de femme aux postes de candidature recevront un bonus pour le financement de leur parti. Dans le cas contraire, 50% de leur budget de financement par l'Etat sera dégrevé. La délégation de la FIDH et le Mouvement Burkinabé des Droits de l'Homme et des Peuples (MBDHP) ont rencontré le 27 février 2009, le président Compaoré et se sont fait l'écho des revendications des organisations de défense des droits de l'Homme et des organisations de promotion des droits des femmes en demandant le soutien du chef de l'Etat pour supprimer les discriminations faites aux femmes et pour l'adoption de la loi sur les quotas.

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Souhayr Belhassen et Chrysogome Zougmoré, Président du MBDHP rencontrent le Président Compaoré pour lui faire part des revendications des ONG locales.

La veille de leur rencontre avec le président du Burkina, Souhayr Belhassen et Chrysogome Zougmoré avaient rencontré le président de l'Assemblée nationale afin de plaider auprès des députés pour l'adoption de mesures législatives progressistes.

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La FIDH et le MBDHP rencontrent Roch Marc Christian Kaboré, Président de l'Assemblée nationale du Burkina Faso.

Enfin, lors de la conférence de presse organisée le 27 février 2009 au cours de laquelle les présidents de la FIDH et du MBDHP ont présenté la campagne, Mme Belhassen a rappelé l'engagement de la FIDH et des ses organisations membres et partenaires consistant à mettre en oeuvre des actions nationales fortes en vue de faire évoluer concrètement les droits des femmes.

P1000374.JPG P1000377.JPG Conférence de presse sur la campagne "l'Afrique pour les droits des femmes".