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Source : Womensnews
Par Claire Hoi

Le 11 novembre dernier, l'Assemblée Nationale Ougandais a finalement adopté une loi incriminant les violences domestiques. Parallèlement, le 10 décembre dernier a marqué une victoire pour les défenseurs des droits des femmes quand une loi s'opposant aux violences génitales faites aux femmes fut de même acceptée.

On espère que ces développements ouvriront la voie à l'adoption d'autres réformes sur les droits des femmes, en particulier celles concernant les discriminations dans les domaines du mariage et du divorce.

Un projet de loi sur le mariage et le divorce est actuellement devant l' Assemblée Nationale. Il octroiera aux femmes le droit de divorce pour violence, le liberté de choix de l'époux, ainsi que l'abolition de la pratique traditionnelle du lévirat. Par ailleurs, la polygamie sera interdite.

De plus, il instaurera un partage équitable des biens et propriétés dans le cas de divorce.

Cependant, cette loi s'appliquerait aux chrétiens, aux hindouistes et aux mariages traditionnels, excluant les mariages musulmans. Ainsi, de nombreuses femmes en Ouganda – où la population musulmanne est estimée à 12 % - seraient exclues de son application.

Enfin, le projet de loi ne s'oppose pas à la pratique traditionnelle de la dot, aussi appellée « le prix de la mariée », qui a tendance à dissuader les femmes victimes d'abus à quitter leur mari, par peur de devoir rendre cette dot. Cependant le projet interdit le remboursement de cette dot en cas de divorce.