« ASADHO demande au Gouvernement Congolais d’appuyer les activités socio-économiques des femmes rurales »

En marge de la date du 15 octobre, Journée Internationale consacrée aux femmes rurales par l’Assemblée Générale des Nations Unies depuis 2008, l’Association Africaine de défense des Droits de l’Homme, ASADHO en sigle, saisie cette occasion pour rappeler au Gouvernement Congolais les engagements qu’il avait pris au mois de mars 2012 pour faciliter et améliorer le travail des femmes rurales.

Malgré le rôle majeur qu’elles jouent pour assurer la sécurité alimentaire et l’approvisionnement des grands centres urbain en produits agricoles, elles rencontrent beaucoup de difficultés pour accéder aux services essentiels tels que le crédit bancaire, les intrants, les outils de travail, l’eau, la formation et l’éducation.

En plus, il importe d’indiquer que leur contribution au sein de la société est largement méconnue quand bien même elles s’occupent non seulement des tâches agricoles mais également de celles propres à leurs foyers et à la communauté. En effet, la plupart de ces femmes font face à de véritables obstacles pour subvenir aux besoins de leur famille et pour leur épanouissement intégral.

C’est pourquoi, il est important à cette occasion de rappeler au Gouvernement de la R.D.Congo son engagement « d’investir dans la femme rurale et la jeune fille pour un avenir meilleur ».

Dans cette optique, le Gouvernement congolais devrait mettre en place des mécanismes qui permettent aux femmes rurales d’accéder au crédit bancaire à des conditions favorables et de leur fournir des outils et des intrants nécessaires à l’amélioration de leurs conditions de travail.

Face à cette situation, l’ASADHO recommande :

§ Au gouvernement :

- De poursuivre son projet tendant à réhabiliter et d’entretenir les routes de desserte agricole pour faciliter aux femmes rurales l’écoulement de leurs produits agricoles.

§ Au Ministère du genre, de la famille et de l’enfant :

- De mettre en place un programme d’encadrement des femmes rurales en vue de renforcer leur capacité de production ;

- De mettre à la disposition des femmes rurales des facilités tendant à l’amélioration de leurs activités (outils, accès au crédit bancaire, accès à des lopins des terres…)

§ Au Parlement :

- De voter une loi qui facilite l’accès de la femme à la propriété foncière et aux micros crédits ;

§ A la communauté internationale :

- De soutenir matériellement et financièrement les ONG nationales œuvrant dans les actions tendant à promouvoir et à protéger ces femmes rurales ;