Au Togo, le droit de la famille demeure profondément discriminatoire. Malgré sa validation en 2007, l’avant projet de Code des personnes et de la famille n’a pas été adopté. Ce Code doit instituer l’égalité en matière de succession ainsi que la possibilité de divorce par consentement mutuel, supprimer la polygamie et donner aux femmes la possibilité de refuser de se soumettre aux rites de veuvage. Aujourd’hui 54% des femmes mariées au Togo sont dans une union polygame.

La campagne appelle les autorités togolaises à :

  • incorporer la Convention CEDAW au droit togolais et ratifier le Protocole à la CEDAW;
  • adopter une loi sur les violences envers les femmes, condamnant notamment les violences conjugales, le viol, y compris conjugal, le harcèlement sexuel et autres formes d’abus sexuels;
  • prendre toutes les mesures nécessaires pour mettre un terme à certaines coutumes et traditions telles que le mariage forcé ou précoce, qui favorisent la déscolarisation des filles, les mutilations génitales féminines, la servitude rituelle ou la répudiation.